Table des matières
- Résumé
- Que sont les acariens ?
- Reconnaître les acariens : petits mais redoutables
- Les espèces d'acariens les plus courantes
- De l'œuf à l'infestation : le cycle de vie des acariens
- Comment reconnaître une infestation d'acariens ?
- Quand les acariens apparaissent-ils ?
- Plantes souvent touchées dans le jardin
- Acariens sur les plantes d'intérieur
- Comment protéger vos plantes contre les acariens
- Lutter efficacement contre les acariens : les meilleures méthodes
- Doucher les plantes
- Enlever les parties de plantes infestées
- Se débarrasser des acariens de manière biologique : comment les acariens prédateurs peuvent aider
- Cécidomyies de la galle : des alliés efficaces contre les acariens
- Quand rien ne fonctionne
Résumé
- Les acariens sont de minuscules parasites. On les reconnaît à leurs marques claires laissées après avoir sucé la sève, à leurs taches argentées et souvent à leurs fines toiles sur la face inférieure des feuilles de vos plantes.
- Ces petits nuisibles aiment les conditions chaudes et sèches et apparaissent particulièrement souvent pendant la période de chauffage ou pendant les mois chauds de l'été. Pendant ces phases, ils peuvent se multiplier et se propager très rapidement.
- Selon l'espèce, les acariens femelles pondent jusqu'à 200 œufs, dont les larves éclosent en quelques jours. Dans des conditions optimales, la population se multiplie en quelques semaines seulement.
- Les plantes telles que les haricots, les concombres, les rosiers, les arbres fruitiers et les plantes ornementales font partie des cibles les plus fréquentes des acariens. Les plantes particulièrement affaiblies sont sensibles à une infestation.
- Les ennemis naturels tels que les acariens prédateurs, les coccinelles et les cécidomyies de la galle sont particulièrement efficaces dans la lutte contre les acariens. Ils permettent de réduire durablement et de manière écologique les infestations de ravageurs.
- Un entretien régulier des plantes, comme l'arrosage, l'aération et le contrôle hebdomadaire du dessous des feuilles, protège efficacement contre les acariens. Il convient de prêter une attention particulière aux besoins de chaque plante.
- Les parties de plantes infestées, telles que les feuilles ou les pousses, doivent être retirées et éliminées en cas de forte infestation d'acariens. Important : ne jetez pas ces parties de plantes au compost afin d'éviter toute propagation.
Que sont les acariens ?
Les acariens (Tetranychidae) sont de minuscules parasites végétaux qui peuvent causer des dégâts considérables dans les jardins, sur les balcons et sur les plantes d'intérieur. Ils appartiennent à la classe des arachnides (Arachnida) et ne sont donc pas des insectes (Insecta). Ils doivent leur nom à la fine toile qu'ils tissent souvent sur les parties des plantes. Cette toile caractéristique remplit plusieurs fonctions : elle protège les parasites de leurs prédateurs, sert de lieu de ponte pour leurs œufs et leur confère une mobilité exceptionnelle. Grâce au vent, ils peuvent se propager sur les plantes voisines à l'aide de leurs fils, ce qui en fait des survivants tenaces.
Photo : l'acarien commun (Tetranychus urticae) est présent dans le monde entier et compte parmi les ravageurs les plus courants, tant dans les jardins que dans les serres.
Reconnaître les acariens : petits mais redoutables
Les acariens atteignent une taille d'environ 0,2 à 0,8 millimètre et sont donc généralement difficiles à voir sans loupe, mais leurs effets sur les plantes parlent d'eux-mêmes. Comme tous les arachnides, ils ont huit pattes et leurs yeux apparaissent souvent sous forme de minuscules points rouges sur le devant du corps. Leur corps est de forme ovale allongée et se distingue de celui des insectes car il n'est pas segmenté en tête, thorax et abdomen. Il est recouvert de poils minuscules, à peine visibles. À l'avant du corps, les acariens sont dotés d'un appareil buccal piqueur-suceur qui leur permet de percer la face inférieure des feuilles et d'en aspirer les cellules.
La couleur des acariens varie fortement et dépend non seulement de leur espèce, mais aussi de facteurs externes tels que la saison et la plante infestée. La palette de couleurs de ces minuscules ravageurs va du vert pâle à l'orange en passant par des rouges intenses.
Les espèces d'acariens les plus courantes
Parmi les quelque 1 200 espèces d'acariens connues, on trouve l'acarien commun (Tetranychus urticae), également appelé « tétranyque », l'acarien des arbres fruitiers, également appelé « araignée rouge » (Panonychus ulmi), l'acarien des orchidées (Brevipalpus californicus) et l'acarien des conifères (Oligonychus ununguis) sont les plus connus.
L'acarien commun s'attaque à plus de 150 espèces végétales différentes, principalement des plantes herbacées, dont de nombreux légumes et plantes ornementales telles que les roses et plantes du genre Rosa. Les femelles hivernales, qui prennent une couleur orange, sont particulièrement remarquables. Elles hibernent dans des abris protégés, par exemple sous des feuilles mortes, dans des touffes d'herbe, dans les fissures des murs ou des arbres, dans les serres et entre les entretoises et les étagères.
Photo : en automne, lorsque les acariens se nourrissent moins en raison des conditions météorologiques, ils prennent une couleur orange (femelles hivernantes). À gauche, un acarien de couleur « normale ».
L'acarien des arbres fruitiers, quant à lui, s'attaque principalement aux arbres fruitiers, mais aussi aux arbres et arbustes d'ornement, plus rarement aux herbes aromatiques. Bien qu'il ne forme pratiquement pas de toiles, il est classé dans ce groupe en raison de sa ressemblance avec l'acarien commun. Les femelles sont également de couleur rougeâtre, tandis que l'hibernation se fait sous forme d'œufs rouges. Ceux-ci sont souvent déposés près des bourgeons sur les branches et les rameaux.
Photo : œufs de l'acarien rouge (Panonychus ulmi) sur le bois d'un poirier.
L'acarien des orchidées ou acarien des cactus (genre Brevipalus) s'attaque principalement aux orchidées, aux cactus et autres plantes ornementales tropicales, préfère les conditions chaudes et humides et ne forme pas de toiles. Il suce la sève des feuilles, ce qui provoque l'apparition de taches gris argenté et, en cas d'infestation importante, la mort des feuilles. Ils hibernent dans les zones protégées de la plante, ce qui leur permet de se multiplier rapidement lorsque les conditions sont favorables.
Photo : l'acarien des cactus (Brevipalpus russulus) est originaire du Mexique et peut infester les plantes d'intérieur, mais sans former de toiles (Shutterstock).
L'acarien des conifères préfère les conifères tels que l'épicéa (Picea) et le genévrier (Juniperus), mais peut également infester d'autres conifères. Il est facilement reconnaissable aux toiles grises qu'il laisse sur les plantes infestées. Comme l'acarien des arbres fruitiers, il hiberne au stade larvaire.
De l'œuf à l'infestation : le cycle de vie des acariens
Les acariens se sentent particulièrement à l'aise dans les environnements chauds et secs, c'est pourquoi ils apparaissent souvent dans les appartements pendant la période de chauffage ou en plein été dans les serres et les jardins d'hiver. Leur reproduction est très rapide : une seule femelle peut pondre jusqu'à 200 œufs, selon l'espèce, dont les larves éclosent en quelques jours seulement dans des conditions optimales. Celles-ci commencent immédiatement à se nourrir et causent les premiers dommages visibles sur les plantes, tels que des taches jaunes ou brunes. En deux à trois semaines, les descendants se développent en adultes capables de se reproduire, ce qui permet à la population de se multiplier en très peu de temps. Il est donc essentiel d'intervenir rapidement si tu veux protéger tes plantes !
Comment reconnaître une infestation d'acariens ?
Les acariens peuvent apparaître toute l'année et provoquent sur les feuilles de minuscules points clairs (marques de succion) qui ressemblent à un motif moucheté. L'air pénètre dans les cellules des feuilles aux endroits où ils sucent, ce qui provoque un reflet argenté. Avec le temps, ces points fusionnent pour former des taches plus grandes, de couleur gris clair à bronze. Finalement, les feuilles s'enroulent souvent, sèchent et tombent. En cas d'infestation importante, un fin voile peut apparaître.
Photo : dégâts causés par les acariens, ici sur une feuille de concombre.
Mais les dégâts ne sont pas seulement causés par la succion des acariens, mais aussi par leur salive toxique qui attaque les tissus végétaux.
De plus, ils peuvent transmettre des virus qui affaiblissent encore davantage les plantes. Un autre indice d'infestation est la présence de minuscules traces noires d'excréments qui se déposent sur les feuilles.Attention : les dégâts causés par les acariens peuvent facilement être confondus avec ceux causés par les thrips (Thysanoptera) qui sont des insectes, car tous deux provoquent des dégâts par succion qui se manifestent par des taches claires ou argentées.
La différence décisive : l'acarien commun, le plus répandu chez nous, laisse derrière lui de fines toiles. De plus, son corps est ovale à arrondi, tandis que les thrips sont allongés et minces et laissent souvent des traces d'excréments noirs, mais ne forment pas de toiles.
Quand les acariens apparaissent-ils ?
Les acariens apparaissent en grand nombre dans les jardins ou les serres à partir de la mi-mai, car la sécheresse et la chaleur créent des conditions idéales pour ces parasites. Si ces périodes chaudes et sèches sont typiques des mois d'été à l'extérieur, les plantes d'intérieur sont toutefois menacées toute l'année dans les pièces chauffées.
Les plantes d'intérieur sont particulièrement sensibles à ces petits nuisibles, surtout en hiver. Cela s'explique par les conditions défavorables : le manque de lumière solaire affaiblit les plantes et l'air chaud et sec du chauffage crée des conditions idéales pour la prolifération des acariens.
Plantes souvent touchées dans le jardin
Les acariens ne sont pas difficiles en matière de plantes hôtes, mais certaines espèces leur sont particulièrement favorables. Ils s'attaquent de préférence aux plantes affaiblies.
L'acarien commun est l'espèce la plus répandue et présente dans le monde entier. Il représente un problème particulièrement grave dans les serres, car il s'attaque de préférence aux plantes cultivées telles que les haricots nains (Phaseolus vulgaris), les concombres (Cucumis sativus) et les roses et plantes du genre (Rosa). En plein champ, en revanche, les dégâts sont généralement moins importants, car cette espèce ne s'aventure à l'air libre que lors des journées estivales très chaudes, à partir de zones protégées.
L'acarien des arbres fruitiers compte parmi les ravageurs les plus importants dans la culture fruitière et s'attaque également à une multitude de plantes. Les arbres fruitiers tels que le pommier cultivé (Malus domestica), le poirier (Pyrus communis), pêchers (Prunus persica), les pruniers (Prunus domestica) et les quetsches (Prunus domestica subsp. Domestica), mais aussi les baies telles que les fraises (Fragaria), les framboisiers (Rubus idaeus), les groseilles (Ribes) et les groseilles à maquereau (Ribes uva-crispa). De plus, elle ne s'arrête pas aux vignes, aux arbustes et aux herbes. Son danger ne réside pas seulement dans les dommages directs qu'elle cause, mais aussi dans la transmission de maladies virales, ce qui la rend particulièrement redoutée des arboriculteurs.
Dans les jardins, l'acarien des conifères a une prédilection particulière pour les ifs (Taxus). Même le suc toxique de ces arbres ne peut lui nuire, ce qui lui permet de se propager sans entrave.
Photo : l'activité suceuse de l'acarien des arbres fruitiers (Panonychus ulmi) laisse des taches caractéristiques sur les feuilles du citronnier. Ces petits points jaunâtres affaiblissent la plante et peuvent nuire à sa croissance en cas d'infestation importante.
Photo : les araignées rouges (Panonychus ulmi) sont légèrement plus grosses que les acariens, les points rouge foncé sont également bien visibles à l'œil nu.
Acariens sur les plantes d'intérieur
Les plantes d'intérieur particulièrement appréciées par ces parasites sont le lierre (Hedera), le Arbre à caoutchouc (Ficus elastica), l'azalée d'intérieur (Rhododendron simsii), les orchidées (Orchidaceae) et l'abutilon (Abutilon), mais divers palmiers d'intérieur figurent également sur leur liste. Si vous avez ce type de plantes chez vous, vous avez peut-être déjà été confronté aux acariens. La bonne nouvelle : avec une attention précoce et des mesures ciblées, ces petits parasites peuvent généralement être combattus efficacement et les plantes sauvées.
Comment protéger vos plantes contre les acariens
Si vous avez déjà été surpris par des feuilles tachetées et des taches argentées sur votre plante préférée, vous savez à quel point les acariens peuvent être tenaces. Heureusement, il existe des astuces simples pour les empêcher de se propager :
- Favorisez leurs ennemis naturels : encourage la présence d'insectes utiles tels que les acariens prédateurs, les punaises prédatrices, les chrysopes, les coccinelles et les carabes, qui combattent efficacement les acariens.
- Assurez une humidité suffisante : arrosez régulièrement et paillez le sol, en particulier en cas de sécheresse prolongée. Cela perturbe le climat idéal pour les acariens.
- Aérez bien : dans les serres et les châssis, il est important d'aérer fréquemment pour éviter l'air sec.
- Éliminer les cachettes hivernales : après la récolte, nettoie soigneusement les tuteurs et les treillis, comme ceux utilisés pour les haricots, car ils servent souvent de refuge aux parasites pendant l'hiver.
- Contrôle régulier : inspecte tes plantes au moins une fois par semaine, en particulier le dessous des feuilles. Les acariens s'y cachent de préférence et sont plus faciles à combattre s'ils sont détectés tôt.
- Entretenir les plantes robustes : les plantes saines sont plus résistantes aux parasites. Veille à leur apporter un engrais équilibré, riche en potassium, qui renforce les tissus végétaux et rend tes plantes plus résistantes aux parasites. Attention aux engrais riches en azote : un excès d'azote rend les tissus foliaires mous, ce qui attire particulièrement les parasites. Il est également important de respecter les besoins de tes plantes en matière d'emplacement afin qu'elles puissent s'épanouir de manière optimale. Évite les erreurs d'entretien telles que l'arrosage excessif ou l'engorgement.
- Remèdes naturels : l'huile de neem, la décoction d'ortie ou la tisane de prêle des champs se sont également révélées efficaces contre les acariens. Il suffit d'utiliser un vaporisateur et de répartir le liquide uniformément sur la plante.
- Entretien des troncs des arbres fruitiers en automne : retirez les morceaux d'écorce avec une binette et traitez le tronc avec une peinture blanche biologique pour arbres. Vous protégerez ainsi les arbres fruitiers contre les fissures dues au gel et réduirez les parasites hivernants.
- Évitez les produits chimiques : l'utilisation préventive de produits chimiques cause souvent plus de dégâts qu'elle n'apporte de bénéfices, car elle nuit à de nombreux auxiliaires utiles dans le jardin. Il vaut donc mieux y renoncer.
Lutter efficacement contre les acariens : les meilleures méthodes
Il est tout à fait possible de se débarrasser des acariens. Avec la bonne stratégie, les chances de succès sont très bonnes. Mais attention : en cas d'infestation importante, les parasites peuvent rapidement se propager aux plantes voisines. Pour éviter cela, procédez comme suit :
Doucher les plantes
Les plantes robustes et résistantes légèrement infestées peuvent être facilement rincées à l'aide d'un jet d'eau puissant. Pour les plantes d'intérieur, la douche ou la baignoire sont idéales. Répétez cette opération tous les deux ou trois jours jusqu'à ce qu'il n'y ait plus aucun parasite visible. Particulièrement efficace pour les plantes en pot : après les avoir rincées, enveloppez-les dans un sac en plastique transparent pendant au moins deux semaines. L'humidité constante ainsi créée entraîne généralement la mort rapide des acariens.
Enlever les parties de plantes infestées
Si les parasites ne peuvent pas être éliminés immédiatement par une douche, il est conseillé d'enlever soigneusement toutes les feuilles et pousses infestées des plantes qui supportent la taille. Tu empêcheras ainsi toute propagation. Les restes de plantes ne doivent toutefois pas être jetés au compost, car les parasites pourraient y survivre et se multiplier. Il est préférable de les jeter directement dans la poubelle verte ou de les stocker dans un endroit séparé du jardin où ils ne peuvent causer aucun dommage.
Se débarrasser des acariens de manière biologique : comment les acariens prédateurs peuvent aider
Si vous souhaitez lutter efficacement et de manière écologique contre les acariens ravageurs, les acariens prédateurs de l'espèce « Phytoseiulus persimilis » disponibles dans le commerce sont un excellent choix, en particulier dans les espaces clos tels que votre véranda ou votre serre. Ces petits auxiliaires s'attaquent aux ravageurs à tous les stades de leur développement, de l'œuf à l'animal adulte. La prolifération des acariens est ainsi efficacement stoppée.
Photo : Phytoseiulus persimilis combat durablement les acariens et agit en quelques jours seulement, ce qui en fait un produit idéal pour la protection biologique des plantes.
Vous pouvez commander très facilement les acariens prédateurs en ligne. Ils conviennent également à une utilisation en plein air, mais donnent les meilleurs résultats dans les vérandas ou les serres. Il est important que le climat soit adapté : une température d'environ 25 °C et une humidité de l'air d'environ 75 % sont optimales. Dans ces conditions, les acariens prédateurs sont non seulement plus efficaces, mais ils se reproduisent également plus rapidement que les acariens, ce qui est un avantage indéniable !
Un seul acarien prédateur peut produire jusqu'à 200 œufs et 50 acariens adultes au cours de sa vie. Avec une source de nourriture suffisante, ils se chargent eux-mêmes de la lutte contre les parasites et, après un certain temps, un équilibre naturel s'installe. Pour que cette méthode fonctionne au mieux, il est recommandé d'utiliser les acariens prédateurs à un stade précoce, avant que l'infestation ne devienne trop importante.
D'ailleurs, les plantes de haie aux feuilles très velues abritent généralement de nombreux acariens prédateurs. Une solution simple consiste donc à placer plusieurs fois quelques pousses de noisetier, de viorne ou encore de mûre au-dessus des plantes en pot infestées. Les acariens prédateurs qui s'y trouvent se déplaceront rapidement vers la plante en pot et se régaleront de cette nouvelle source de nourriture...
Photo : au lieu d'acheter des insectes utiles à prix fort, vous pouvez presque vous débrouiller tout seul. Une demi-douzaine d'acariens prédateurs se cachent bien dans ces bourgeons de noisetier qui s'ouvrent. Le conseil de transférer les acariens prédateurs de la nature peut donc être pris au sérieux...
Cécidomyies de la galle : des alliés efficaces contre les acariens
Outre les acariens prédateurs, vous pouvez également utiliser les cécidomyies de la galle de l'espèce « Feltiella acarisuga » pour vous débarrasser des acariens. Ces insectes utiles, discrets et nocturnes, sont de véritables prédateurs et détruisent en peu de temps de grandes quantités d'acariens.
Après l'accouplement, les femelles pondent jusqu'à 100 œufs directement dans les nids des acariens. Après quelques jours seulement, les larves de couleur jaune à orange éclosent et détruisent jusqu'à 60 œufs d'acariens au cours de leur développement. Après quelques stades larvaires, elles se métamorphosent sur la face inférieure des feuilles et forment de petits cocons blancs le long des nervures, stade le plus visible de ces insectes utiles.
Mon conseil : en combinant acariens prédateurs et cécidomyies de la galle, tu tires le meilleur parti de la lutte biologique. Ensemble, ils sont imbattables et t'aident à lutter rapidement et efficacement contre les acariens.
Les cécidomyies de la galle se sentent le mieux à des températures comprises entre 20 et 27 degrés Celsius et à une humidité d'environ 80 %. Pour obtenir les meilleurs résultats, libérez au moins deux insectes par mètre carré. Vous pouvez commander ces insectes utiles très facilement en ligne auprès de fournisseurs spécialisés.
Quand rien ne fonctionne
Parfois, il ne suffit pas de doucher les plantes concernées et d'utiliser des insectes utiles. Tu peux alors recourir à des produits phytosanitaires spéciaux disponibles dans le commerce spécialisé. Important : les acariens se trouvent principalement sur la face inférieure des feuilles. Veille donc à pulvériser ces zones de manière particulièrement minutieuse. Dans la plupart des cas, une seule application ne suffit pas et tu devras répéter l'opération plusieurs fois pour te débarrasser complètement des parasites.
Afin de ne pas mettre en danger les prédateurs naturels tels que les acariens prédateurs ou les cécidomyies de la galle, vous devez toujours utiliser des produits respectueux des insectes utiles. Tout autre produit serait inutile, car sans leurs prédateurs, les acariens pourraient se multiplier sans entrave.
Pour les plantes d'intérieur robustes comme l'arbre à caoutchouc (Ficus elastica), le produit « Naturen Schildlausfrei » est une excellente solution. Cette préparation à base d'huile de colza non toxique aide non seulement à lutter contre les acariens, mais aussi contre les cochenilles (Coccoidea). Les petites gouttes d'huile obstruent les orifices respiratoires des parasites, qui disparaissent alors rapidement.
Pour les plantes plus sensibles, vous aurez besoin de produits plus doux tels que « Schädlingsfrei Neem » ou « Bayer Garten Spinnmilbenfrei ». Il faudra ici faire preuve d'un peu de patience : pour éliminer tous les parasites, vous devrez répéter le traitement environ une fois par semaine.
Pour le jardin ou le balcon, les produits à base de savon potassique ou d'huile de colza sont particulièrement adaptés. L'huile de colza est particulièrement efficace, car elle agit non seulement sur les acariens adultes, mais aussi sur leurs œufs. Elle forme un fin film huileux sur les œufs et pénètre dans les moindres fissures et cachettes, étouffant ainsi les parasites et leurs œufs de manière fiable.