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20 décembre 2025  |  Nicole Edler Commentaires (0)

La phalène: petit papillon, gros appétit : ce qu'il faut savoir sur ce petit ravageur glacial

Operophtera brumata, phalène, ravageurs du pommier, cheimatobies La phalène hivernale est petite, mais elle fait des dégâts au printemps, surtout quand il s'agit de manger. Ses chenilles, qui passent inaperçues, ne reculent devant rien et peuvent dévorer les arbres fruitiers avant même que la floraison ne commence vraiment. Découvrez ici comment identifier ce ravageur, comment le prévenir afin d’assurer une protection efficace de vos arbres et pourquoi il est préférable de rester vigilant dès la fin de l’automne.

Sommaire
  • Résumé
  • La phalène des bourgeons : qu'est-ce que c'est ?
  • Pourquoi on l'appelle « phalène » ?
  • Origine et répartition de la phalène
  • Où la phalène hivernale fait-elle des dégâts ?
  • Comment reconnaître les phalènes hivernales et leurs chenilles ?
  • Cycle de vie de la phalène: de l'œuf au papillon
  • Quelle est la nourriture préférée de la phalène hivernale ?
  • Dégâts typiques causés par les phalènes hivernales sur les fruits et les arbustes d'ornement
  • Prévenir les phalènes hivernales : les meilleurs conseils
  • Favoriser les insectes utiles
  • Anneaux collants contre les cheimatobies : simples, mais efficaces
  • Lutter contre les cheimatobies : utiliser des moyens biologique
  • Utiliser des préparations à base de Bt
  • L'huile de neem contre la phalène hivernale : comment ça marche ?

Résumé

  • L'infestation par la phalène des glaces commence souvent par la consommation des bourgeons au printemps. Elle se poursuit ensuite par l’attaque du feuillage, ne laissant souvent que les nervures centrales des feuilles.
  • Les femelles ne peuvent pas voler alors, à partir d'octobre, elles grimpent sur les troncs d'arbres pour pondre leurs œufs dans les fissures de l'écorce et sur les bourgeons.
  • Les œufs de la phalène hivernale passent ensuite l'hiver sans qu'on les remarque. C’est au début du printemps que les chenilles éclosent coïncidant avec le gonflement des bourgeons.
  • Les pommiers, cerisiers, poiriers et pruniers mais aussi les groseilles sont particulièrement touchés. Cependant les roses, érables et tilleuls sont aussi au menu.
  • En revanche, les pêchers sont peu touchés, sûrement à cause de leur bourgeonnement tardif et de certaines substances défensives.
  • Les hivers doux et les printemps secs favorisant leur développement, on peut voir des proliférations massives certaines années.
  • Tout est dans la prévention : encouragez les insectes utiles ! Les mésanges, les rouges-gorges et les guêpes parasitoïdes sont les ennemis naturels de la phalène hivernale.
  • Une méthode classique en arboriculture fonctionne aussi très bien : des anneaux de colle, installés à la fin septembre, permettent d'intercepter les femelles avant qu'elles ne pondent leurs œufs.
  • Si la prévention ne suffit pas et en cas d'infestation importante, les préparations à base de Bt (Bacillus thuringiensis) ou de neem sont efficaces. Il est préférable de les utiliser au moment de l'ouverture des bourgeons.
  • Un contrôle régulier est la meilleure prévention : en vérifiant les bourgeons et les feuilles au printemps, vous reconnaitrez la phalène des glaces à temps pour agir rapidement.

Conseils pratiques

Prévention : les anneaux collants autour des arbres fruitiers à la fin de l'automne évitent les dégâts au printemps

Repérage et comptage : en avril, vérifier les pointes des jeunes arbres et compter les chenilles

En cas de forte infestation : utiliser des produits à base de Bt ou de neem

La phalène des bourgeons : qu'est-ce que c'est ?

Si, au printemps, les bourgeons délicats de vos arbres fruitiers apparaissent à peine avant de disparaître à nouveau, c'est probablement qu'un petit nuisible est à l'œuvre : la phalène des bourgeons. Ce qui semble plutôt inoffensif à première vue se révèle rapidement être un véritable cauchemar dans le jardin. En effet, même si les papillons volent presque incognito à la fin de l'automne, c'est précisément à cette période qu'ils pondent leurs œufs. Nous, les jardiniers, en ressentons d'autant plus les conséquences au printemps : les chenilles voraces de la phalène des feuilles causent d'importants dégâts dès l'apparition des premières pousses vertes.

Le terme « phalène » désigne deux espèces différentes de papillons de la famille des géomètres (Geometridae) : la petite phalène (Operophtera brumata) et la grande phalène (Erannis defoliaria). Ces deux espèces ont un point commun : leurs chenilles adorent les arbres fruitiers. Les pommiers et les cerisiers sont en tête de leur menu. Les petites chenilles ne se contentent pas de manger les feuilles et les boutons floraux, elles laissent souvent des trous dans les jeunes pousses.

Petite phalène hivernale, Operopthera brumata, phalène, papillon, mâle

Photo : papillon mâle de la petite phalène brumeuse (Operophtera brumata).

Grande phalène hivernale, Operophtera brumata, papillon, adulte

Photo : papillon mâle de la grande phalène hivernale (Erannis defoliaria).

Les jardiniers amateurs et les arboriculteurs redoutent particulièrement la petite phalène hivernale car elle s'est largement répandue dans nos jardins et nos vergers grâce à son énorme capacité d'adaptation. Avec des hivers de plus en plus doux et la disparition de ses prédateurs naturels, elle trouve désormais des conditions idéales pour se multiplier. Sa cousine plus grande est aussi là, mais on la voit beaucoup moins souvent et elle fait généralement moins de dégâts.

Pourquoi on l'appelle « phalène » ?

Le nom « phalène » a un petit côté poétique et intrigant, mais il décrit simplement le mode de vie de ce petit papillon. La plupart des papillons aiment les températures chaudes et le soleil, mais pas la phalène hivernale : alors que les autres papillons hibernent depuis longtemps ou ont déjà disparu depuis longtemps, la phalène hivernale ne devient active qu'à partir d'octobre. Le temps glacial ne la dérange pas du tout, bien au contraire : sa période de vol correspond exactement à celle des premières gelées nocturnes. D'où son nom évocateur : phalène hivernale.

Mais pourquoi « phalène » ? Ce nom est tout aussi bien choisi et décrit une particularité très spéciale des chenilles : alors que les chenilles de papillons ordinaires ont plusieurs paires de pattes réparties sur tout leur corps et se déplacent plutôt en rampant, les chenilles de la phalène hivernale sont très différentes. Elles n'ont des pattes qu'à l'avant de la poitrine et à l'arrière de l'abdomen. Il n'y a pas d'autres paires de pattes entre les deux. Cette particularité les oblige à adopter un mode de locomotion unique, facile à reconnaître même pour les profanes : pour avancer, elles tirent d'abord la partie arrière de leur corps vers l'avant en formant un arc haut, créant ainsi une « bosse de chat » bien visible, puis elles étirent à nouveau la partie avant. Ce mouvement ondulatoire, presque gymnastique, rappelle fortement une règle qui se plie et se déplie sans cesse. Ce n'est pas pour rien que ces animaux et leurs cousins de la famille des Geometridae sont aussi appelés affectueusement « spanner » (tendeur).

Chenille de la phalène hivernale, Operopthera, phalène

Photo : les chenilles de la phalène hivernale avancent en formant des « dos de chat » typiques – l'absence de leur paire de pattes médianes les oblige à effectuer ce mouvement ondulatoire caractéristique.

À propos : ce mode de déplacement caractéristique n'est pas seulement joli à regarder, il a aussi une raison biologique. Grâce à leur mouvement et à leur couleur, les chenilles imitent les petites branches et les rameaux. Elles sont ainsi plus difficiles à reconnaître par leurs prédateurs naturels. Une astuce pratique qui les aide à atteindre leur nourriture préférée en assurant leur sécurité et en évitant d'être détectées.

Origine et répartition de la phalène

Si le mot « phalène » vous fait d'abord penser au froid scandinave et aux paysages glacés, vous n'avez pas tout à fait tort. Mais vous n'avez pas tout à fait raison non plus. En fait, la phalène hivernale vient à l'origine de nos forêts européennes. La petite phalène hivernale (Operophtera brumata) et sa cousine un peu plus rare, la grande phalène hivernale (Erannis defoliaria), sont de vraies Européennes qui se sentent chez elles dans une grande partie de notre continent et dans certaines régions d'Asie.

À l'origine, ces deux espèces vivaient surtout dans des forêts de feuillus clairsemées et naturelles. Les chenilles y trouvaient des conditions idéales : assez de nourriture, une bonne protection et suffisamment de cachettes pour échapper à leurs ennemis naturels. Mais avec le temps, ces petits papillons se sont parfaitement adaptés. Grâce à l'intervention humaine, comme le déboisement, la construction de logements ou la création de parcs et jardins, de nouveaux habitats attrayants se sont ouverts à eux. Aujourd'hui, la phalène hivernale se sent à l'aise non seulement dans les forêts, mais aussi dans les parcs, les espaces verts urbains et même dans nos jardins. La petite phalène hivernale, en particulier, profite de ces opportunités et s'est ainsi massivement répandue au cours des dernières décennies.

Le climat toujours plus doux avec des hivers de moins en moins rigoureux, favorise encore plus sa propagation. Les conditions sont idéales pour un papillon dont l'activité coïncide exactement avec les saisons plus fraîches. De plus, l’absence de prédateurs naturels dans de nombreux endroits, en ville notamment, permet aux phalènes de se reproduire tranquillement.

Toutefois le changement climatique n'est pas la seule raison aux déplacements de ces petites chenilles. Le commerce international de plantes participe aussi grandement à leur propagation mondiale. Sans qu'on s'en rende compte, les œufs et les chenilles voyagent partout avec les arbres fruitiers et les arbustes d'ornement. C'est ainsi que les cheimatobies sont arrivées en Amérique du Nord, où elles sont maintenant considérées comme une espèce envahissante, causant des dégâts considérables aux arbres fruitiers et aux feuillus. Comme il n'y a pas de prédateurs naturels dans ces zônes, ce ravageur se propage presque sans problème.

Cette énorme capacité d'adaptation, associée à un mode de vie discret et à l'absence de contrôle par des ennemis naturels, fait aujourd'hui de la phalène des glaces un habitant permanent de nos jardins. Ce qui est passionnant pour les biologistes et les écologistes pose souvent des problèmes concrets aux propriétaires, d’autant plus lorsque leurs pommiers ou cerisiers sont soudainement dévorés !

Remarque : lorsque vous achetez de nouveaux arbustes ou arbres fruitiers pour votre jardin, examinez-les attentivement afin de détecter la moindre présence d'œufs ou de chenilles cachés et d’éviter de ramener chez vous ces indésirables. Cette inspection minutieuse peut vous épargner de sacrés ennuis par la suite !

Où la phalène hivernale fait-elle des dégâts ?

Les phalènes hivernales sont désormais présentes partout autour de nous : dans nos jardins, les vergers, les parcs et bien sûr à la lisière des forêts et des bosquets. C'est précisément dans ces zones, où poussent des feuillus et des arbustes, qu'elles se sentent le mieux. Elles y trouvent en effet de la nourriture en abondance et sont généralement moins dérangées par les humains. Voilà pourquoi les chenilles élisent plus facilement domicile dans les jardins aménagés de manière naturelle.

Parmi les deux espèces présentes chez nous, la petite phalène hivernale (Operophtera brumata) s'est révélée particulièrement douée pour s'adapter. Elle ne craint ni les endroits frais et ombragés, ni les hauteurs, c'est pourquoi elle prospère dans les régions montagneuses et les zones au climat moins favorable. La grande phalène hivernale (Erannis defoliaria) est un peu plus difficile : elle préfère les emplacements plus ensoleillés et chauds. Mais ne la sous-estimez pas, bien que présente en plus faible nombre, la grande phalène fréquente également les jardins.

Comment reconnaître les phalènes hivernales et leurs chenilles ?

Il faut bien avouer qu'à première vue, les phalènes hivernales n’ont rien de spectaculaire. Leur apparence est même assez discrète et c'est justement ce qui fait leur succès. Elle permet à ces petits papillons de voleter d'arbre en arbre presque sans se faire remarquer. Mais une fois que vous savez où regarder, vous parviendrez facilement à les distinguer.

Commençons par la petite phalène hivernale (Operophtera brumata). Ce petit papillon de nuit a généralement une envergure de 2 à 2,5 centimètres. Les mâles présentent une couleur assez terne, un gris-brun uniforme. Toutefois, en y regardant de plus près, on peut remarquer un motif délicat : des lignes sombres qui ondulent sur les ailes antérieures. Ce camouflage permet aux animaux de mieux se fondre dans leur environnement, notamment la journée, lorsqu’ils se reposent sur l'écorce des arbres ou les feuilles mortes sèches.

Mais si les papillons mâles peuvent voler, ce n’est pas le cas des femelles. Les dames du monde des phalènes ne sont pas faites pour planer élégamment dans les air, leurs ailes sont réduites à de minuscules coursons. C'est pourquoi, après leur éclosion, elles doivent grimper de manière très pratique et terre-à-terre sur les troncs d'arbres pour y rencontrer leurs partenaires et y pondre leurs œufs.

Operopthera brumata, phalène, femelle, incapable de voler, sur un tronc (transversalement)

Photo : les femelles de la phalène hivernale sont incapables de voler, car leurs ailes sont réduites à de minuscules coursons.

Si vous cherchez les chenilles de la petite phalène hivernale, vous devez regarder de plus près : les larves, qui mesurent environ 2 à 2,5 centimètres de long, sont vert clair et se fondent littéralement dans le vert frais des feuilles de vos plantes. Mais une fois que vous les aurez repérées vous constaterez que leur apparence est unique : elles portent sur le dos une ligne sombre et des rayures jaunes distinctives sur les côtés. C'est un indice fiable qui montre que vous avez affaire au petit coupable.

Chenille de la phalène hivernale sur un pommier, Operopthera brumata, phalène

Photo : la chenille de la petite phalène hivernale est relativement petite et vert clair.

La grande phalène hivernale (Erannis defoliaria) est un peu plus facile à repérer. Les papillons mâles ont une envergure pouvant atteindre 3,5 cm, ce qui les rend bien visibles de loin. Avec leur couleur de base jaune clair à brun ocre et leurs motifs brun rougeâtre bien marqués, ils attirent vraiment l'œil dans le jardin lors des journées ensoleillées d'automne. Mais là encore, les femelles restent plutôt au sol. Leurs ailes sont également beaucoup plus petites, comme leurs cousines de plus petite taille, elles préfèrent donc grimper le long des troncs d’arbres pour y pondre leurs œufs.

Les chenilles de la grande phalène hivernale se distinguent facilement de celles de la petite phalène hivernale. Elles ont une couleur beaucoup plus voyante : leur couleur de base est brun rougeâtre avec un motif remarquable de taches claires, presque blanches, sur le dos. Si vous observez attentivement votre jardin au printemps, vous ne pourrez pas les manquer.

Grande phalène hivernale, Erannis defoliaria, chenille

Photo : la chenille de la grande phalène hivernale est nettement plus grande et de couleur brun noir.

Cycle de vie de la phalène: de l'œuf au papillon

La phalène hivernale pourrait servir de modèle à de nombreux insectes tant elle a développé des stratégies ingénieuses. En effet, rares sont les animaux qui se sont aussi bien adaptés aux saisons et de manière aussi inhabituelle. Alors que la plupart des papillons ont depuis longtemps pris le large ou hivernent cachés quelque part sous forme de chrysalides, la phalène des neiges montre sa force : elle aime le froid et le gel et vole précisément lorsque la plupart des autres sont déjà en hibernation, c'est-à-dire en octobre, novembre et décembre.

À la fin de l'automne, quand le jardin s'endort lentement, les phalènes adultes se réveillent. Leurs chrysalides ont patiemment attendu dans le sol jusqu'à ce moment-là. Dès qu'il fait plus frais, les papillons éclosent et commencent leur recherche originale d'un partenaire. Les mâles, encore capables de voler et étonnamment actifs à basse température, volètent dans la pénombre, parfois même bien visibles à la lumière d'un réverbère. Pendant ce temps, les femelles, incapables de voler, commencent un voyage un peu plus laborieux : elles rampent lentement et avec détermination, en petits groupes le long des troncs d'arbres, jusqu'à ce qu'elles rencontrent leur partenaire tout en haut de la cime.

Après un accouplement réussi, les femelles pondent leurs œufs soigneusement cachés dans les fissures de l'écorce ou à proximité immédiate des bourgeons de leurs plantes préférées. Au début, ces œufs sont vert clair, avant de prendre progressivement une couleur brun rougeâtre. Un camouflage parfait pour les mois d'hiver glacials. Par la suite rien ne bouge, le jardin est profondément endormi, tout comme les œufs des phalènes hivernales. Ils passent ainsi l'hiver en assurant leur sécurité et sans être remarqués.

Operophtera brumata, ravageurs du pommier, cheimatobies

Photo : la phalène hivernale vole tard dans l'année : d'octobre à décembre, ces papillons discrets sont actifs et sont généralement attirés par la lumière. Même quand il gèle.

La phase critique pour nous, amateurs de jardinage, commence alors au début du printemps : dès que les premiers bourgeons s'ouvrent lentement et que le jardin se réveille, les jeunes chenilles éclosent. Elles ne perdent pas de temps et se mettent immédiatement à manger avec appétit. Bourgeons floraux, jeunes feuilles et pousses : tout est désormais au menu. Leur couleur verte et leur positionnement astucieux à l'intérieur des bourgeons font qu'elles passent presque inaperçues au tout début. Les dégâts ne sont généralement visibles que lorsque les feuilles et les fleurs sont déjà abîmées, rongées ou même complètement détruites.

Après quelques semaines où elles se nourrissent sans relâche, les chenilles sont rassasiées et prêtes pour la prochaine étape de leur cycle de vie. Elles tissent un fil fin pour se laisser glisser élégamment vers le sol puis s’enfouir dans la terre. De nombreux jardiniers ont déjà observé ce spectacle au printemps. Là, elles se métamorphosent, bien protégées dans le sol et passent l'été tranquilles jusqu'à ce que la prochaine génération de phalènes hivernales recommence le cycle à l'automne.

Quelle est la nourriture préférée de la phalène hivernale ?

Les phalènes sont de grandes gourmandes, sans être particulièrement difficiles. L’essentiel étant que la nourriture soit tendre et fraîche. Néanmoins, leurs chenilles ont leurs petites préférences et recherchent spécifiquement les arbustes qui bourgeonnent le plus tôt et le plus vigoureusement possible au printemps. Nos arbres fruitiers populaires sont particulièrement touchés, car les chenilles affamées raffolent des jeunes bourgeons et des jeunes feuilles. 

En tête de liste, on trouve :

  • Les pommiers sont la cible numéro un des chenilles de chéimatobies. Si votre pommier ne bourgeonne pas correctement, il vaut la peine d’examiner de près les bourgeons.
  • Les cerisiers et les pruniers attirent eux aussi de nombreuses chenilles, en particulier au printemps, en raison de leurs bourgeons et de leurs fleurs tendres.
  • Les poiriers sont également un repas très apprécié des petites chenilles vertes.
  • Les groseilles et les groseilles à maquereau sont elles aussi souvent très touchées dans les jardins privés, surtout lorsque ceux-ci sont cultivés de manière naturelle.

 

Mais les arbres fruitiers ne sont pas les seuls à servir de repas : de nombreux arbustes d'ornement et arbres à feuilles caduques sont, eux aussi, régulièrement infestés. Les espèces les plus fréquemment touchées sont l'érable (Acer), le chêne (Quercus), le charme (Carpinus betulus), le tilleul (Tilia), le noisetier (Corylus avellana) et même les roses (Rosa). Dans les jardins naturels, à la lisière des forêts ou dans les parcs, on peut souvent observer les chenilles de la phalène hivernale entreprendre de véritables randonnées. Elles passent d'un arbre à l'autre, toujours à la recherche des pousses les plus fraîches.

Operophtera brumata, ravageurs du pommier, cheimatobies

Photo : précurseurs dans le jardin : la chenille de la phalène hivernale dévore déjà les tendres bourgeons des pommiers avant même que la floraison ne commence vraiment.

Les pêchers font cependant une exception remarquable : ils sont presque totalement épargnés par les chenilles. Pourquoi ? On ne le sait pas exactement cependant les experts pensent que le bourgeonnement relativement tardif des pêchers et la forte teneur en certaines substances végétales secondaires (notamment les substances amères ou des alcaloïdes) font que les feuilles de pêcher ne plaisent tout simplement pas aux cheimatobies. Une bonne nouvelle si vous aimez les pêches !

Conseil : si vous prévoyez de planter de nouveaux arbres fruitiers, soyez attentif au choix des variétés et à leur résistance aux parasites. Vous pouvez opter pour un mélange de variétés classiques (comme les pommes ou les cerises) et de variétés épargnées par les phalènes, comme les pêches. Vous réduirez ainsi quelque peu le risque de dégâts importants à long terme... Et vous pourrez vous réjouir de récolter des fruits sains et savoureux !

Dégâts typiques causés par les phalènes hivernales sur les fruits et les arbustes d'ornement

Si au printemps, vos arbres fruitiers ou vos arbustes semblent avoir été « mis en pause » au milieu de leur bourgeonnement, ce sont généralement les phalènes hivernales les responsables. Elles sont les premières à se manifester parmi les ravageurs. Bien avant que le jardin ne se pare de sa verdure luxuriante, leurs chenilles commencent à grignoter les premières pousses.

Les premiers signes d'infestation par les cheimatobies sont souvent discrets : des bourgeons qui ne s'ouvrent pas correctement ou qui semblent directement rabougris. Les coupables sont les chenilles fraîchement écloses, qui dévorent littéralement les bourgeons tendres de l'intérieur vers l'extérieur. Si les dégâts passent inaperçus au début, ils deviennent évidents plus tard, lors du bourgeonnement.

Dès l’apparition des premières feuilles, les chenilles affamées se mettent véritablement à l’œuvre : elles provoquent d’abord de petites perforations sur les jeunes pousses. Mais cela peut rapidement évoluer vers une destruction totale des feuilles. En moins de quelques jours, des branches entières sont dénudées, ne laissant que les grosses nervures centrales des feuilles. Parfois, celles-ci sont même encore reliées entre elles par des toiles. Comme si de petits fantômes verts avaient secrètement dévoré des branches entières pendant la nuit. C'est surtout en cas d'infestation importante que l'on observe ce spectacle presque fantomatique, que vous avez peut-être déjà observé dans votre jardin.

Operophtera brumata, ravageurs du pommier, cheimatobies

Photo : typique de la phalène hivernale, ici sur un noisetier : d'abord de petits trous dans les feuilles, puis souvent il ne reste plus que la nervure centrale.

Mais les petites chenilles ne s'attaquent pas seulement aux feuilles et aux bourgeons : les jeunes fruits sont aussi souvent touchés. Les pommes, les poires ou les cerises sont percées, grignotées ou même creusées. Ces dégâts deviennent visibles plus tard dans l’été, lorsque les fruits sont déformés, rabougris ou pourrissent prématurément. C’est d’autant plus frustrant qu’au printemps, on ne se rend souvent pas compte que la perte de récolte ultérieure est due à des phalènes en apparence inoffensives.

Mais la bonne nouvelle, c'est que les arbres sains et bien entretenus supportent généralement sans problème une infestation légère et repartent souvent sans difficulté après les premiers dégâts. La situation ne devient critique que lorsque cela se produit année après année et que l'infestation s’amplifie peu à peu. C’est à ce moment-là qu’il faut agir, car chaque génération de phalènes hivernales qui se développe sans être perturbée augmente considérablement le risque de dégâts futurs.

Prévenir les phalènes hivernales : les meilleurs conseils

Si vous êtes déjà retrouvés au printemps face à des feuilles rongées ou des fruits grignotés, vous connaissez bien le problème. La phalène hivernale est un ennemi qu'il vaut mieux combattre de manière préventive car une fois que ses chenilles se mettent à grignoter, il faut agir vite. Heureusement, vous pouvez protéger efficacement votre jardin avant la première infestation avec des moyens simples et vous épargner ainsi de nombreux 'ennuis.

Favoriser les insectes utiles

Un jardin aménagé de manière naturelle n'est pas seulement agréable à regarder, c'est aussi votre meilleur allié contre les phalènes hivernales. Les oiseaux, en particulier, adorent les chenilles, principalement les mésanges, les rouges-gorges et les grimpereaux. En offrant à ces petits auxiliaires à plumes de multiples lieux de nidification, comme des nichoirs, des haies denses et des buissons, vous attirez dans votre jardin toute une équipe d'oiseaux affamés. Et quand on a faim, on ne fait pas de quartier aux chenilles !

Les oiseaux ne sont pas les seuls à être utiles : d'autres insectes bénéfiques comme les larves de chrysopes, les guêpes parasitoïdes et les carabes se régalent aussi d'un buffet de chenilles. Renoncez donc aux pesticides chimiques et aux tailles trop sévères. Mieux vaut miser sur la diversité végétale et offrir aux insectes bénéfiques suffisamment de cachettes et de possibilités d'hibernation. Une situation gagnant-gagnant pour vous et les habitants du jardin !

Anneaux collants contre les cheimatobies : simples, mais efficaces

Une mesure particulièrement simple et pourtant très efficace contre les cheimatobies est le bon vieux collier collant. Il exploite parfaitement le comportement des femelles incapables de voler, qui grimpent péniblement sur les troncs d'arbres en automne pour pondre leurs œufs dans les cimes. En installant ces barrières collantes sur vos arbres à partir de la fin septembre, vous empêcherez efficacement les femelles d'atteindre leur lieu de ponte.

Anneau collant contre l'opéronthère brumata, une sorte de papillon, sur un pommier

Photo : les anneaux collants arrêtent les femelles de phalènes avant qu'elles ne pondent leurs œufs – la protection automnale classique pour les arbres fruitiers.

Pour que cette méthode fonctionne bien, vous devez juste faire attention à quelques points : les anneaux collants doivent toujours être bien collés au tronc, sans laisser aucun espace de passage. N'oubliez pas non plus les tuteurs ou autres supports d'arbres, qui permettent souvent aux femelles d'atteindre la cime des arbres par un autre biais. Vérifiez régulièrement les anneaux et renouvellez-les si nécessaire, surtout après de fortes pluies ou des périodes de gel. Vous serez ainsi bien préparé jusqu'en mars, car certaines femelles de phalènes hivernales arrivent tard dans l'année et tentent encore de pondre leurs œufs au début du printemps.

Conseil : dans notre jardin, nous combinons les deux mesures. Un anneau de colle empêche les femelles de venir, tandis que les oiseaux et autres insectes utiles réduisent vigoureusement le nombre de chenilles déjà présentes. C’est un bouclier naturel efficace, sans aucun produit chimique et les arbres fruitiers et arbustes restent en bonne santé à long terme !

Lutter contre les cheimatobies : utiliser des moyens biologique

Malgré toutes les précautions et les meilleures mesures préventives... parfois (en fait, toujours), les choses ne se passent pas comme prévu dans le jardin. Si vous vous retrouvez soudainement confronté à une infestation massive de chenilles au printemps et que vos arbres fruitiers risquent d'être sérieusement endommagés, vous devez intervenir. Pas de panique : là aussi, il existe des méthodes écologiques et douces pour sauver vos plantes et reprendre le contrôle sur les cheimatobies.

Utiliser des préparations à base de Bt

L'une des mesures biologiques les plus efficaces contre les cheimatobies est l'utilisation ciblée de préparations contenant la bactérie « Bacillus thuringiensis » (ou Bt). Cette bactérie agit de manière extrêmement sélective : elle s'attaque exclusivement aux chenilles de papillons et épargne complètement les abeilles, les insectes utiles et les oiseaux. Son mode d'action est simple mais redoutable : les chenilles ingèrent la bactérie au moment de manger les feuilles traitées, cessent de s'alimenter peu après et meurent au bout de quelques jours.

Pour que cette méthode fonctionne, il faut absolument choisir le bon moment. Pulvérisez des préparations à base de Bt dès que vous apercevez les premières chenilles sur vos plantes et qu’elles se nourrissent activement. Idéalement au plus tard au moment où les arbres fruitiers bourgeonnent. Choisissez un temps sec pour l'application afin que le produit adhère bien et soit rapidement absorbé par les chenilles. Il ne doit pas non plus faire trop froid (< 10 °C = effet plus lent). Très important : pulvérisez de manière ciblée sur les parties de la plante touchées afin d'atteindre directement les chenilles.

L'huile de neem contre la phalène hivernale : comment ça marche ?

L'huile de neem est une autre alternative biologique. La substance active qu'elle contient, l'azadirachtine, est extraite des graines de l'arbre neem (Azadirachta indica). Elle agit aussi spécifiquement contre les chenilles de la phalène hivernale, freine leur développement et réduit considérablement leur appétit. Le neem pénètre dans les parties traitées de la plante et y déploie son effet. Dès que les chenilles en mangent, elles perdent leur appétit et cessent rapidement de se nourrir.

Avec le neem aussi, la règle d'or est la suivante : plus vous agissez tôt, plus la méthode est efficace. Commencez donc à l'utiliser dès les premiers signes d'infestation. Il est également important que le temps soit sec afin que la plante puisse absorber les substances actives de manière optimale.

Utiliser correctement les produits biologiques

Même si les produits biologiques sont très doux, il faut vraiment respecter les doses et les délais d'attente recommandés. Lisez bien les instructions d'utilisation sur l'étiquette du produit et évitez les surdosages. Le but n'est pas d'éradiquer toutes les chenilles du jardin mais de réduire leur nombre à un niveau acceptable pour vos plantes.

En utilisant les produits phytosanitaires biologiques de manière ciblée et responsable, vous garantissez un équilibre sain à long terme dans votre jardin. Vous protégez ainsi non seulement vos arbres fruitiers mais vous soutenez également les processus naturels et les insectes utiles sur place.

FAQ
Comment reconnaître une infestation de phalènes dans le jardin ?

Les premiers signes sont des bourgeons abîmés au printemps ou des jeunes feuilles rongées. Typiquement : des trous qui se transforment rapidement en dégâts importants.

Quel est le meilleur moment pour lutter contre les cheimatobies ?

Le moment le plus efficace se situe juste après l'éclosion des chenilles, la plupart du temps lorsque les bourgeons commencent à s'ouvrir. Vous pouvez aussi faire de la prévention en automne en installant des anneaux de colle.

Les phalènes sont-elles dangereuses pour mes arbres fruitiers ?

Oui, surtout en cas de forte infestation. Les chenilles mangent les bourgeons, les feuilles et même les jeunes fruits. Les arbres en bonne santé survivent à une infestation légère mais une défoliation répétée les affaiblit considérablement.

Quelles sont les plantes préférées des phalènes ?

En tête de liste : les pommiers, les cerisiers, les pruniers, les poiriers, les groseilliers et les groseilliers à maquereau. Mais les érables, les tilleuls, les noisetiers et les roses sont aussi menacés.

Est-ce que ça aide de simplement ramasser les chenilles de la phalène hivernale ?

Oui, en cas de petite infestation, c'est une bonne solution rapide. Mais attention : les chenilles aiment se cacher dans les bourgeons. Il faut donc bien regarder !

Quels sont les ennemis naturels des phalènes ?

Les oiseaux comme les mésanges ou les rouges-gorges sont de vrais chasseurs de chenilles. Les guêpes parasitoïdes, les carabes et les araignées permettent aussi de contrôler ce ravageur.

Existe-t-il des moyens biologiques pour lutter contre les cheimatobies ?

Les produits contenant du « Bacillus thuringiensis » (Bt) agissent spécifiquement contre les chenilles sans nuire aux insectes utiles. Les produits à base de neem sont également une alternative efficace et respectueuse des plantes.

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  • Catégorie: Protection pour plantes

Auteur: Nicole Edler

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