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28 juillet 2025  |  Nicole Edler Commentaires (0)

Reconnaître les teignes ou hyponomeutes du pommier : qu’est-ce qui se cache derrière ces toiles blanches

Yponomeuta malinellus, teigne du pommier, hyponomeute, papillon adulte Si votre pommier a l'air d'avoir été recouvert de toiles d'araignée comme pour Halloween, c'est probablement à cause des hyponomeutes. Leurs papillons sont quasiment invisibles, contrairement à leurs chenilles : elles tissent en effet des toiles qui recouvrent des arbres entiers et se nourrissent de feuilles fraîches. Leurs attaques ont l'air effrayantes, mais ne sont pourtant pas si graves. La plupart des pommiers se rétablissent d'eux-mêmes... et avec les bonnes infos, vous pouvez rester zen. Découvrez ici quand intervenir (et quand il ne faut pas intervenir).

Sommaire
  • Pour résumer
  • Les hyponomeutes, c’est quoi ?
  • À quoi ressemblent les hyponomeutes ?
  • Mode de vie et développement des hyponomeutes
  • En résumé :
  • Comment reconnaître les hyponomeutes : ce qu’il faut observer sur vos plantes
  • Symptômes d'une infestation de chenilles sur vos plantes :
  • Hyponomeutes ou chenilles processionnaires du chêne, comment les différencier ?
  • Les hyponomeutes sont sans danger
  • Les chenilles processionnaires du chêne, en revanche, sont dangereuses
  • Voici un aperçu des principales différences :
  • Quels sont les dégâts causés par les hyponomeutes au jardin ?
  • Voici les symptômes et les conséquences d'une infestation :
  • Les dégâts causés à la plante sont-ils permanents ?
  • Ces plantes sont particulièrement touchées
  • Le cerisier à grappes : l'exemple parfait
  • Pommier : leur préférence
  • Fusain : régulièrement recouvert
  • Autres arbustes touchés
  • Prévenir les hyponomeutes : ce que vous pouvez faire pour les éviter
  • Au secours, des hyponomeutes ! Quand faut-il vraiment agir ?
  • Quand faut-il agir ?
  • Mesures pratiques immédiates, sans aucun produit chimique :
  • Si une infestation devient incontrôlable...

Pour résumer

  • Les hyponomeutes (Yponomeutidae) sont de petits papillons dont les chenilles tissent au printemps des toiles blanches bien visibles sur les arbustes et les arbres, surtout sur les pommiers, les fusains et les cerisiers.
  • Les dégâts semblent dramatiques, mais ils sont généralement sans conséquences : les chenilles mangent les feuilles et les jeunes pousses, mais les plantes saines repoussent généralement rapidement.
  • On reconnaît facilement ces papillons à leurs toiles denses, blanc argenté, qui recouvrent des parties entières des arbustes ou arbustes attaqués, avec de nombreuses petites chenilles tachetées.
  • Les chenilles passent l'hiver sous forme de jeunes larves dans des œufs disposés en tuiles avant de s’activer à partir du mois d'avril. Elles mangent pendant environ 4 à 6 semaines, puis se métamorphosent dans leur toile et le cycle recommence.
  • Risque de confusion avec la chenille processionnaire du chêne ? Les toiles blanches se ressemblent, mais seule la chenille processionnaire du chêne est dangereuse. Les hyponomeutes n'ont pas de poils urticants et sont totalement inoffensifs.
  • La prévention passe par la surveillance et un jardinage naturel : favorisez les insectes utiles comme les oiseaux et les guêpes parasitoïdes, inspectez régulièrement vos arbustes et éliminez les œufs en hiver.
  • Une lutte n'est nécessaire qu'en cas d'infestation importante ou d'arbustes sensibles : coupez alors les toiles avec les chenilles à un stade précoce ou arrosez-les avec un jet d'eau puissant. Pour les jeunes arbres, une préparation à base de Bt (Bacillus thuringiensis) peut aider, mais seulement au début du stade larvaire et de manière ciblée.

Les hyponomeutes, c’est quoi ?

Les hyponomeutes (Yponomeutidae) sont de petits papillons plutôt discrets qui font partie du grand ordre des papillons (Lépidoptères). Au sein de cet ordre, elles font partie de la sous-famille des Yponomeutinae. Malgré leur apparence discrète, ces noctuelles font régulièrement peur, surtout au printemps, lorsque leurs chenilles recouvrent des arbres et des arbustes entiers d'impressionnantes toiles blanches denses.

Cerisiers à grappes, hyponomeutes, Yponomeuta evonymella, cerisiers à grappes complètement dévorés, Engadine

Photo : cerisiers à grappes dévorés dans la vallée de l’Engadine, en Suisse. Ce qui peut sembler dramatique ici n'est en réalité qu'un phénomène passager. Ces arbres seront à nouveau verts dans quelques semaines.

La diversité impressionnante du genre Yponomeuta, qui compte à lui seul plus de 50 espèces différentes en Europe centrale, est fascinante. Chacune de ces espèces a en effet une particularité : elle se nourrit exclusivement d'une espèce d'arbre spécifique ou d'espèces très proches. Cette spécialisation extrême, que les scientifiques qualifient de « monophage », signifie concrètement que la teigne du pommier (Yponomeuta malinellus), par exemple, n'attaque jamais les cerisiers ou les fusains. À l'inverse, la teigne du fusain (Yponomeuta cagnagella) se nourrit exclusivement de fusain et ne touche pas aux autres essences.

Ce lien fort avec certaines plantes ne rend pas seulement les hyponomeutes fascinants pour les biologistes, elle nous aide aussi au jardin : dès que vous identifiez la plante attaquée, vous savez généralement exactement de quelle espèce d’hyponomeute il s’agit. Cela vous permet de prendre des mesures préventives ciblées ou de venir à bout des petites chenilles à temps.

D'ailleurs, malgré l'activité remarquable de leurs chenilles, les hyponomeutes ont une fonction écologique importante : ces chenilles servent de nourriture à de nombreux oiseaux et insectes et contribuent ainsi activement à l'équilibre biologique du jardin.

Teigne du fusain, Yponomeuta cagnagella, dégâts, traces du passage des chenilles sur les arbustes

Photo : chenilles de l'hyponomeute du fusain (Yponomeuta cagnagella) sur un fusain.

À quoi ressemblent les hyponomeutes ?

À première vue, les papillons de la famille des hyponomeutes sont assez discrets, mais ça vaut le coup de les observer de plus près : ils ont des ailes gris blanchâtre, délicates, densément parsemées de petits points noirs et recouvrant leur corps comme un toit. Leur envergure est d'environ 1,5 à 2,5 centimètres, et ils ont en fait un aspect presque élégant quand on les observe de plus près. Cependant, ces papillons sont difficiles à repérer en journée, car ils ne s'activent qu'à la tombée de la nuit.

Yponomeuta malinellus, teigne du pommier, hyponomeute, ravageurs du pommier

Photo : jeunes chenilles d’hyponomeutes : petites, tachetées et sociables : c'est maintenant que commence le festin.

Leurs chenilles sont nettement plus spectaculaires et plus faciles à reconnaître : elles sont allongées, mesurent environ deux centimètres, sont de couleur crème à gris jaunâtre et sont tachetées de noir. Leur tête noire est un signe distinctif. Ces chenilles apparaissent toujours en grands groupes, c'est pourquoi on les trouve rarement isolées. On les remarque généralement d'abord grâce aux toiles blanches et denses qui enveloppent des branches entières ou des buissons : c'est sans aucun doute le symptôme le plus évident et le plus frappant permettant d'identifier les hyponomeutes.

Mode de vie et développement des hyponomeutes

Le cycle de vie des hyponomeutes commence en été : entre juin et août, ces papillons discrets volent dans votre jardin. Après l'accouplement, les femelles pondent leurs œufs de manière caractéristique, en petits groupes disposés en tuiles sur des branches, de préférence sur des plantes hôtes typiques comme les pommiers, les fusains ou les cerisiers.

Dès la fin de l'été, de minuscules chenilles se développent dans ces œufs. Mais au lieu de se mettre immédiatement à manger, elles entrent en diapause (phase de repos) pendant laquelle leur développement est temporairement suspendu : bien protégées sous la membrane de l'œuf, elles attendent l'hiver jusqu'à ce que le soleil printanier les réveille de nouveau.

Avec les premières journées chaudes d'avril, leur phase active commence. Ces petites chenilles se lancent alors à fond : en grands groupes sympas, elles tissent leurs célèbres toiles blanches et mangent les feuilles fraîches, les jeunes pousses et les bourgeons. Ce spectacle atteint généralement son apogée entre mai et juin, période durant laquelle les arbustes et les arbres sont souvent complètement recouverts de toiles et dépourvus de feuilles.

Après environ six semaines de repas intensifs, les chenilles se métamorphosent, bien cachées dans leurs toiles. Peu après, généralement à partir de juin ou juillet, la nouvelle génération de papillons émerge et ce cycle fascinant recommence.

En résumé :

  • Vol des papillons : juin à août
  • Ponte des œufs : été, en forme de tuiles sur les branches
  • Hiver : les jeunes chenilles sont protégées sous la membrane de l'œuf
  • Activité des chenilles (toiles et alimentation) : avril à juin
  • Nymphose : protégées dans leur toile (mai à juin)
  • Émergence des nouveaux papillons : juin/juillet

Comment reconnaître les hyponomeutes : ce qu’il faut observer sur vos plantes

Si, au printemps, un buisson ou un arbre de votre jardin semble avoir été recouvert de tissu blanc pendant la nuit, c'est que les hyponomeutes sont à l'œuvre. Leurs toiles sont faciles à reconnaître : contrairement aux toiles d'araignées qui sont fines, celles des hyponomeutes sont denses, blanc argenté et recouvrent souvent des branches entières, voire des plantes entières. De loin, cela ressemble presque à une décoration d'Halloween effrayante en plein printemps.

La période d'infestation se situe généralement entre avril et juin, avec un pic en mai. Pendant cette période, il est facile d’observer comment les chenilles mangent systématiquement les feuilles, les jeunes pousses et les bourgeons, ne laissant souvent derrière elles qu'un squelette de branches complètement dévoré et recouvert de toiles. Mais pas de panique : une fois les plantes redevenues saines, elles se rétablissent généralement rapidement et repoussent plus tard.

Symptômes d'une infestation de chenilles sur vos plantes :

  • Toiles denses, blanches à argentées, recouvrant des branches ou des arbustes entiers.
  • Feuilles et jeunes pousses complètement dévorées, surtout dans la partie supérieure de la plante.
  • Les toiles semblent solides et résistantes, contrairement aux toiles d'araignées qui sont fines et fragiles.
  • Pas de réactions cutanées ni de poils urticants comme avec la chenille processionnaire du chêne.
  • Les arbres et arbustes touchés sont souvent des espèces spécifiques comme les pommiers, les fusains, les cerisiers, les aubépines ou les troènes.

L'infestation est particulièrement intense après des hivers doux et des printemps chauds et secs. Ces conditions idéales font que les chenilles apparaissent en masse et se nourrissent goulûment.

Hyponomeutes ou chenilles processionnaires du chêne, comment les différencier ?

Des toiles blanches et des chenilles dans les arbres : voilà un phénomène inquiétant pour de nombreux jardiniers amateurs. On pense tout de suite à la chenille processionnaire du chêne (Thaumetopoea processionea), car ces chenilles peuvent provoquer de fortes réactions allergiques à cause de leurs poils urticants. Mais la plupart du temps, il n'y a pas lieu de s'inquiéter : en général, les toiles blanches visibles dans votre jardin sont celles de papillons de nuit totalement inoffensifs.

Mais comment distinguer avec certitude qui a envahi votre arbre ou votre arbuste ?

Les hyponomeutes sont sans danger

Les chenilles des hyponomeutes n'ont pas de poils urticants. Vous pouvez donc vous en approcher sans crainte, retirer les toiles ou examiner les chenilles sans risque d'irritations cutanées ou de problèmes respiratoires. Le contact avec ces petites chenilles est donc super facile et sans danger.

Cerises sauvages, teigne, Yponomeuta evonymella, chenilles, petit nid

Photo : les chenilles des hyponomeutes - on le voit bien en les observant de plus près - ne sont pas poilues.

Les chenilles processionnaires du chêne, en revanche, sont dangereuses

Les chenilles processionnaires du chêne ont de longs poils urticants blancs bien visibles. Ces poils contiennent une protéine qui peut provoquer des réactions de type allergique même en cas de contact minime, voire par simple inhalation. Les symptômes typiques sont de fortes démangeaisons, des éruptions cutanées, des irritations oculaires et des difficultés respiratoires. Il est donc recommandé d'éviter tout contact avec ces chenilles processionnaires et de laisser des spécialistes les éliminer.

Voici un aperçu des principales différences :

Chenilles de la chenille processionnaire du chêne

Photo : inoffensive ou dangereuse ? Les hyponomeutes n'ont pas de poils urticants, contrairement à la chenille processionnaire du chêne (Thaumetopoea processionea).

En cas de doute, observez bien, surtout le type de toile et les chenilles. Si vous trouvez des chenilles avec des poils urticants ou des toiles en forme de nids directement sur le tronc d'un chêne, restez loin et appelez un professionnel. En revanche, si vous observez des toiles blanches sur des pommiers, des fusains ou des cerisiers, vous pouvez vous détendre : ce sont des hyponomeutes, et ces chenilles sont complètement inoffensives.

Quels sont les dégâts causés par les hyponomeutes au jardin ?

Un buisson ou un arbre qui se retrouve soudainement sans feuilles et qui semble enveloppé d'un voile blanc : c'est l'image caractéristique laissée par les chenilles. À première vue, cette vue inquiète et entraîne souvent une grande agitation chez les jardiniers amateurs. Mais malgré leur aspect spectaculaire, les dégâts sont généralement moins graves qu'il n'y paraît.

Voici les symptômes et les conséquences d'une infestation :

  1. Défoliation complète :
    Les hyponomeutes se nourrissent surtout des jeunes feuilles et pousses et des boutons floraux. Elles se déplacent systématiquement, généralement de haut en bas, à travers la plante. Il reste souvent un squelette nu de branches et de rameaux qui semble presque mort, mais ce n'est que temporaire.
  2. Toiles denses et résistantes :
    La caractéristique la plus frappante est sans doute la toile solide et blanche que les chenilles tissent ensemble. Cette toile est nettement plus solide et plus dense que celle des toiles d'araignées. Elle enveloppe aussi souvent des branches entières, des buissons ou même des petits arbres. Les plantes semblent alors littéralement emballées et l'infestation par les chenilles est alors facilement identifiable.
  3. Dégâts sur les fleurs et les fruits :
    Les fleurs et les jeunes fruits peuvent aussi être enveloppés, surtout sur les arbres fruitiers comme les pommiers ou les cerisiers. Par conséquent, il y a moins de fruits et la récolte peut être réduite. En cas d'infestation grave, les arbres fruitiers ont souvent besoin de soins spécifiques pour favoriser leur régénération.
  4. Dénaturation et retard de croissance :
    En cas d'infestation intense, surtout sur les jeunes arbres encore sensibles, des problèmes de développement peuvent apparaître. Ils poussent moins vigoureusement, les nouvelles pousses semblent déformées ou rabougries. Dans l'ensemble, la plante semble affaiblie et peut temporairement perdre son aspect sain habituel.

Chenilles de l'hyponomeute

Photo : symptômes typiques : des toiles denses, blanc argenté, tissées par les chenilles enveloppent des branches entières ou des arbustes. Souvent, cela semble pire que ça ne l'est en réalité.

Les dégâts causés à la plante sont-ils permanents ?

La bonne nouvelle : en règle générale, non ! Malgré leur apparence dramatique, la plupart des plantes se rétablissent rapidement et repoussent en été. Pour cela, il faut que la plante soit en bonne santé, bien nourrie et bien arrosée. Mais n'oubliez pas que des soins supplémentaires peuvent être nécessaires, surtout après une période très sèche et chaude. Dans ce cas, une taille légère et un arrosage régulier dans les semaines qui suivent l'infestation aideront vos plantes à repousser vigoureusement et à retrouver leur pleine santé.

Ces plantes sont particulièrement touchées

Les hyponomeutes ont une caractéristique fascinante : leurs chenilles sont de véritables spécialistes. Elles sont tellement spécifiques à certaines essences que chaque espèce d’hyponomeute ne se nourrit exclusivement que de plantes bien précises. Cette spécialisation stricte, aussi appelée « association plante-hôte », vous permet de repérer facilement et rapidement une infestation.

Le cerisier à grappes : l'exemple parfait

L’hyponomeute du cerisier à grappes (Yponomeuta evonymella) offre régulièrement des spectacles impressionnants. Ses proliférations massives, qui se produisent tous les deux ou trois ans, sont particulièrement remarquables. En quelques jours ou semaines, des cerisiers entiers sont alors complètement enveloppés de toiles et dévorés. Il ne reste ainsi qu'une sorte d'« arbre fantôme » : le phénomène est certes impressionnant, mais généralement de courte durée. Les arbres se régénèrent en effet rapidement et repoussent même dans l’année.

Pommier : leur préférence

La teigne du pommier (Yponomeuta malinellus) s'attaque aux pommiers, en particulier aux variétés cultivées dans les jardins et les vergers. C'est surtout là où les arbres fruitiers sont peu entretenus ou qu'il manque des prédateurs naturels comme les oiseaux, certains coléoptères ou punaises prédatrices, ou encore des guêpes parasitoïdes que la teigne du pommier peut devenir un vrai défi. Une forte infestation a un impact direct sur les fleurs et les jeunes fruits, et donc sur votre récolte de fruits. Il vaut mieux intervenir tôt et en douceur.

Fusain : régulièrement recouvert

La teigne du fusain (Yponomeuta cagnagella) adore s'attaquer à l'arbuste du même nom. Les fusains poussent souvent dans les haies le long des chemins de campagne, à la lisière des forêts ou dans les jardins naturels. L'infestation est régulière et souvent intense, mais généralement sans conséquence pour l’arbuste. Même s’ils semblent souvent complètement dévorés et enveloppés de toiles au début de l'été, ils repoussent généralement sans dommages durables.

Autres arbustes touchés

Outre les classiques mentionnés, l'aubépine, le prunellier, le prunier quetsche, le peuplier, le saule, le poirier et le troène sont régulièrement infestés par des espèces spécifiques d’hyponomeutes. Les haies d'aubépines et de troènes dans les jardins ou au bord des routes offrent des conditions idéales et présentent donc plus souvent des signes d'infestation.

Pour vous, cela signifie que si vous savez quelles plantes poussent dans votre jardin, vous pouvez vérifier si les chenilles se sont installées, surtout entre avril et juin. Vous serez ainsi informé à temps et pourrez intervenir rapidement si nécessaire.

Prévenir les hyponomeutes : ce que vous pouvez faire pour les éviter

Il est pratiquement impossible d'empêcher complètement les hyponomeutes de s’installer dans votre jardin, et ce n'est d'ailleurs généralement pas nécessaire. Vous pouvez toutefois adopter certaines mesures pour empêcher ces petits insectes de proliférer. Ces mesures préventives vous permettront de limiter l'infestation et protègeront votre jardin sur le long terme contre ces chenilles :

  1. Veillez à avoir des plantes robustes et saines
    Les chenilles préfèrent souvent les plantes déjà affaiblies ou stressées. En revanche, les arbustes vigoureux et bien nourris se régénèrent plus rapidement après une infestation. Apportez donc régulièrement de l'engrais organique à vos plantes, veillez aussi à les arroser suffisamment, surtout pendant les périodes sèches, et choisissez si possible un emplacement idéal. Les arbustes sains ont une résistance nettement meilleure et se régénèrent plus rapidement.
  2. Misez sur la diversité et la variété
    Plus un jardin est monotone et uniforme, plus il est facile pour les ravageurs spécialisés comme les hyponomeutes de s'y installer. Les monocultures de plantes de haies comme le troène ou l'aubépine sont particulièrement propices à une infestation à grande échelle. Plantez donc différents arbustes les uns à côté des autres, ajoutez des vivaces et des arbustes à fleurs et diversifiez vos haies. Cette diversité empêche les chenilles de se propager sur de grandes surfaces. 
  3. Aidez les ennemis naturels des chenilles
    Un jardin naturel est le meilleur remède contre les problèmes de parasites importants. Créer des habitats pour leurs ennemis naturels comme les oiseaux, les guêpes parasitoïdes, les punaises prédatrices et les chrysopes. Pour cela, vous pouvez suspendre des nichoirs, faire des tas de bois mort ou de pierres et semer des fleurs sauvages. Plus vous aurez d'alliés naturels dans votre jardin, moins vous aurez à vous inquiéter des hyponomeutes.
  4. Entretenez vos plantes en les taillant régulièrement
    Les arbres fruitiers, en particulier, profitent grandement d'une taille régulière et ciblée. Les couronnes ouvertes et claires sèchent plus vite après la pluie et empêchent les parasites de s'installer. De plus, vous pouvez repérer plus facilement les œufs des pyrales dans les plantes bien dégagées et les éliminer à temps. Une couronne aérée a donc un double effet préventif.
  5. Eliminez les œufs tôt en hiver
    En hiver, vous pouvez déjà préparer le terrain pour un printemps plus sain : vérifiez surtout les arbustes souvent infestés et éliminez les œufs présents. Ceux-ci sont facilement reconnaissables à leur disposition typique en forme de tuiles sur les branches les plus fines. Il suffit de les gratter et de les jeter à la poubelle pour réduire considérablement le nombre de chenilles au printemps suivant.

les oiseaux sont des prédateurs des hyponomeutes

Photo : la nature a ses propres alliés contre les hyponomeutes : les guêpes parasitoïdes et les oiseaux assurent l'équilibre écologique de votre jardin.

Au secours, des hyponomeutes ! Quand faut-il vraiment agir ?

À première vue, les toiles blanches des hyponomeutes peuvent être vraiment effrayantes : d'un jour sur l'autre, votre arbre ou votre arbuste se couvre complètement d'une toile. Mais avant de vous précipiter sur votre sécateur ou même sur des produits phytosanitaires, bonne nouvelle : dans la plupart des cas, vous pouvez rester zen.

À première vue en effet, les papillons causent de gros dégâts, mais ils sont souvent moins dangereux pour les plantes touchées qu'on ne le pense. Dans beaucoup de cas, la patience est la meilleure stratégie. Il y a quelque temps, j'ai moi-même eu une forte infestation sur mon fusain ailé (Euonymus alatus). La plante était complètement dévorée et avait pris un aspect sinistre, mais l'année suivante, l'arbuste s'est complètement rétabli sans aucun problème et a poussé plus vigoureusement qu'auparavant. Souvent, les choses reviennent d'elles-mêmes dans l’ordre si vous gardez simplement votre calme.

Quand faut-il agir ?

Malgré le calme, il existe des situations dans lesquelles il est judicieux d'agir à temps. C'est particulièrement important pour les arbres fruitiers comme le pommier (Malus domestica), le poirier ou le prunier, surtout s'il s'agit de jeunes arbres, tout juste plantés ou déjà affaiblis. Dans ce cas, une forte infestation d’hyponomeutes peut avoir de lourdes conséquences : les fleurs et les jeunes fruits peuvent être enveloppés dans des toiles et donc endommagés, ce qui réduit considérablement les récoltes. De plus, une forte infestation stresse encore plus les plantes déjà affaiblies et nuit à leur vigueur sur le long terme.

D'où mon conseil : surveillez vos plantes de près à partir du mois d'avril. Si vous remarquez les premiers signes d'une infestation (petites toiles encore lâches et très jeunes chenilles), mieux vaut réagir vite. Plus vous agissez tôt, plus vous les dégâts sont faciles à limiter.

Mesures pratiques immédiates, sans aucun produit chimique :

  • Couper les toiles : les petites toiles sont faciles à enlever. Coupez les branches infestées dès que possible et jetez-les directement à la poubelle. Important : ne les laissez pas sur le tas de compost ou dans votre jardin, sinon les chenilles pourraient revenir.
  • Arroser : si les toiles sont encore lâches et fraîches, vous pouvez les arroser avec un jet d'eau puissant. Cela fonctionne très bien avec les jeunes chenilles qui ne sont pas encore bien accrochées à leur toile.
  • Contrôle hivernal : profitez de la période hivernale pour vérifier qu'il n’y ait pas de pontes d'œufs. Vous les reconnaîtrez à leur structure typique en forme de tuiles sur les branches fines. Grattez-les simplement avec précaution pour réduire dès le départ le nombre de chenilles au printemps.
  • Entretien printanier : dès que les chenilles deviennent actives, enlevez rapidement les feuilles infestées et fortement rongées. Vous freinez ainsi le développement des ravageurs et réduisez considérablement les possibles dégâts ultérieurs.

Si une infestation devient incontrôlable...

Si, malgré toutes les mesures préventives, votre jardin est fortement infesté, en particulier votre verger ou de jeunes plantes sensibles, vous pouvez recourir à des produits biologiques. Le Bacillus thuringiensis (Bt) a fait ses preuves dans ce domaine. Ce produit contient des bactéries naturelles qui combattent spécifiquement les jeunes chenilles de papillons tout en étant absolument sans danger pour les abeilles.

Important : le Bt n'agit que sur les chenilles jeunes qui se nourrissent encore à découvert. Dès qu'elles se retirent profondément dans leurs cocons, le produit ne les atteint plus. Il faut donc utiliser le Bt le plus tôt possible et de manière ciblée, uniquement là où l'infestation est vraiment la plus grave.

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Auteur: Nicole Edler

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