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10 juillet 2026  |  Reinhard Jank Commentaires (0)

Sécheresse dans le jardin : préserver l'humidité du sol

sécheresse du sol, préserver l'humidité du sol, sécheresse dans le jardin En Europe centrale aussi, les périodes de sécheresse sont de plus en plus fréquentes et durent souvent nettement plus longtemps qu’auparavant. Parallèlement, les précipitations se présentent de plus en plus souvent sous forme de pluies torrentielles, brèves mais intenses. Le problème : une grande partie de l’eau ne pénètre même pas dans le sol ou est rapidement perdue par évaporation. Il en résulte des sols secs, un stress hydrique et un besoin d’arrosage nettement plus important. Les mesures les plus efficaces contre la sécheresse dans le jardin ne se limitent donc pas au moment de l’arrosage. Il est essentiel que le sol puisse absorber et stocker au mieux l’eau de pluie et d’arrosage, et la mettre à la disposition des plantes sur une longue période. Dans cet article, vous découvrirez comment l’eau reste dans le sol, quels facteurs influencent la capacité de rétention d’eau et quelles mesures permettent de rendre votre jardin durablement plus résistant à la chaleur et à la sécheresse. Dans le Shop Lubera, vous trouverez un large choix de plantes résistantes à la sécheresse.

Table des matières

  • Résumé
  • Comment retenir l’eau dans le sol
  • Le sol doit pouvoir absorber l’eau
  • Le sol doit pouvoir stocker l’eau
  • L’eau se perd en permanence
  • Le type de sol détermine sa capacité de rétention d’eau
  • Améliorer la capacité de rétention d’eau du sol
  • L’humus : le réservoir d’eau naturel
  • Un sol vivant stocke davantage d’eau
  • Réduire les pertes d’eau
  • Le paillage protège le sol
  • Une couverture végétale vivante protège le sol
  • Le binage superficiel réduit l’évaporation
  • Un arrosage adapté permet d’économiser l’eau
  • Choisir des plantes résistantes à la sécheresse
  • Erreurs courantes en cas de sécheresse dans le jardin
  • Aperçu des principales mesures contre la sécheresse dans le jardin

Résumé

Il n’est pas possible d’empêcher la sécheresse dans le jardin, mais ses effets peuvent être considérablement atténués. Il est essentiel que le sol puisse bien absorber l’eau de pluie et d’arrosage, la stocker le plus longtemps possible et la protéger de l’évaporation. Un sol riche en humus, une vie du sol active, ainsi que du paillage et une couverture végétale permanente créent les meilleures conditions pour cela. Complétés par un arrosage adapté et des plantes résistantes à la sécheresse, ils permettent de créer un jardin résilient, capable de bien supporter même de longues périodes de chaleur et de sécheresse avec nettement moins d’arrosage.

Conseils pratiques

Le test du doigt plutôt qu’un programme d’arrosage : enfoncez un doigt à environ 2 à 3 centimètres de profondeur dans le sol et n’arrosez que s’il est sec à cet endroit.

Le paillis d’écorce ne convient pas à de nombreuses plantes : comme sa décomposition fixe l’azote, il convient de toujours épandre en complément un engrais riche en azote, par exemple des copeaux de corne. Le paillis d’écorce convient surtout aux plantes acidophiles telles que les rhododendrons ou les hortensias.

Privilégiez les plantes résistantes à la sécheresse : les plantes vivaces des steppes, telles que la lavande, la chataire, l’Anis hysope ou le Gaura de Lindheimer, sont particulièrement adaptées aux emplacements ensoleillés et secs. Elles sont acclimatées aux étés secs et nécessitent nettement moins d’eau une fois bien établies.

Comment retenir l’eau dans le sol

Pour que les plantes résistent bien à la sécheresse dans le jardin, le sol doit remplir trois fonctions : il doit absorber au mieux l’eau de pluie et d’arrosage, la stocker pendant une longue période et limiter au maximum les pertes d’eau par évaporation. Si l’une de ces étapes échoue, le sol s’assèche nettement plus vite et les plantes subissent plus tôt un stress hydrique.

Le sol doit pouvoir absorber l’eau

Après une longue période de sécheresse dans le jardin, l’eau d’arrosage semble simplement s’écouler à la surface du sol au lieu de s’infiltrer. Ce phénomène s’explique par ce qu’on appelle l’hydrophobie. Les sols fortement desséchés peuvent temporairement repousser l’eau. Ce sont probablement des matières organiques telles que les cires et les acides gras, qui se déposent sur les particules du sol et entravent la pénétration de l’eau, qui en sont responsables.

Au lieu de s’infiltrer uniformément dans le sol, l’eau ne s’écoule alors souvent qu’à travers quelques fissures ou interstices. Une grande partie des racines n’est ainsi pas atteinte, de sorte que, malgré un arrosage abondant, très peu d’eau parvient là où elle est nécessaire.

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Photo : Les sols fortement desséchés peuvent repousser temporairement l’eau, qui s’écoule alors en surface ou ne s’infiltre qu’à travers quelques fissures.

C’est pourquoi il ne faut pas arroser immédiatement un sol complètement desséché avec de grandes quantités d’eau. Il est préférable d’humidifier d’abord légèrement la surface du sol et d’attendre quelques minutes. Ce n’est que lorsque la couche supérieure du sol est à nouveau capable d’absorber l’eau qu’il faut arroser abondamment. Ainsi, l’eau s’infiltre nettement mieux et parvient jusqu’à la zone racinaire.

Le sol doit pouvoir stocker l’eau

La capacité du sol à stocker l’eau qui y pénètre aussi longtemps que possible est tout aussi importante que son absorption. Un sol à moins grande capacité de rétention d’eau se dessèche à nouveau quelques jours seulement après une pluie ou un arrosage. Les plantes subissent alors plus rapidement un stress hydrique et doivent être arrosées plus fréquemment.

La quantité d’eau qu’un sol peut stocker dépend avant tout de son type, de sa teneur en humus et d’une structure stable. L’humus agit alors comme une éponge qui retient de grandes quantités d’eau et les libère lentement. Les sols limoneux et argileux retiennent en principe mieux l’eau que les sols sableux, mais ils ne doivent pas se compacter. Une vie du sol active est tout aussi importante : les vers de terre et autres organismes du sol créent de fines galeries et des cavités dans lesquelles l’eau peut être stockée tout en permettant à l’air d’être acheminé vers les racines.

L’eau se perd en permanence

Les réserves d’eau dans le sol diminuent constamment. Les plantes prélèvent l’eau du sol par leurs racines et la restituent à l’air par leurs feuilles. Parallèlement, l’eau s’évapore directement à la surface du sol, notamment sous l’effet du soleil, de la chaleur et du vent. Plus le sol se réchauffe et moins il est protégé, plus il s’assèche rapidement.

L’objectif d’un entretien durable du sol est donc toujours triple : le sol doit absorber autant d’eau de pluie et d’arrosage que possible, la stocker le plus longtemps possible et réduire au minimum les pertes d’eau par évaporation. Toutes les mesures de lutte contre la sécheresse dans le jardin portent sur au moins l’un de ces trois points.

Le type de sol détermine sa capacité de rétention d’eau

La capacité d’un sol à retenir l’eau ne dépend pas seulement de sa teneur en humus, mais aussi de sa composition. Les sols sableux, limoneux et argileux se distinguent nettement par leur capacité de rétention d’eau et nécessitent donc des mesures d’entretien différentes. Connaître les propriétés de son sol permet de prévenir de manière ciblée la sécheresse dans le jardin.

Sol sableux

Les sols sableux sont constitués de particules grossières présentant de larges pores. De ce fait, l’eau de pluie et d’arrosage s’infiltre très rapidement, tandis que les nutriments sont facilement lessivés. Les plantes cultivées sur des sols sableux subissent donc très rapidement un stress hydrique.

La mesure la plus importante consiste à augmenter continuellement la teneur en humus. L’incorporation régulière de compost améliore considérablement la capacité de rétention d’eau. De plus, une couche de paillis composée d’herbe tondue, de feuilles mortes ou de copeaux de bois protège le sol du dessèchement et empêche l’humidité de s’évaporer trop rapidement.

Sol limoneux

Les sols limoneux sont considérés comme des sols de jardin idéaux. Ils contiennent à la fois des particules fines et grossières et peuvent donc stocker beaucoup d’eau sans que les racines ne baignent en permanence dans l’humidité. En même temps, ils retiennent bien les nutriments.

Le problème survient toutefois lorsque les sols limoneux se compactent. L’eau et l’air pénètrent alors plus difficilement dans le sol et la pluie ne peut s’infiltrer que lentement. Évitez donc de marcher sur le sol ou de le travailler lorsqu’il est humide. Le compost et les matières organiques favorisent une structure granuleuse stable et maintiennent le sol aéré à long terme.

Sol argileux

Les sols argileux possèdent la plus grande capacité de rétention d’eau de tous les types de sols. Les fines particules d’argile peuvent retenir de grandes quantités d’eau et de nutriments. Cependant, elles ne restituent l’eau que lentement et ont tendance à former des bourbiers en cas d’humidité, tandis qu’elles durcissent et se fissurent en cas de sécheresse.

Les sols argileux ne devraient donc être travaillés, dans la mesure du possible, que lorsqu’ils ne sont ni trop humides ni complètement asséchés. Les matières organiques telles que le compost améliorent la structure du sol, favorisent l’aération et facilitent la croissance des racines. Parallèlement, le paillage et un travail du sol en douceur contribuent à éviter le compactage et à conserver plus longtemps l’humidité stockée dans le sol.

Améliorer la capacité de rétention d’eau du sol

L’humus : le réservoir d’eau naturel

L’humus est l’un des éléments constitutifs essentiels d’un sol de jardin sain. Il est constitué de restes végétaux et animaux morts, qui ont été décomposés par les organismes du sol et transformés en matière organique stable. Non seulement il améliore la structure du sol et apporte des nutriments aux plantes, mais il agit également comme un réservoir d’eau naturel. Plus la teneur en humus est haute, plus le sol peut absorber d’eau et la restituer lentement aux racines des plantes.

Les sols sableux particulièrement légers bénéficient d’une teneur en humus plus haute. En raison de leurs pores larges, l’eau s’y infiltre très rapidement et n’est souvent disponible pour les plantes que pendant un court laps de temps. L’humus contrebalance cet effet en retenant l’eau et les nutriments, ce qui augmente considérablement la capacité de rétention d’eau du sol. Mais les sols limoneux et argileux en bénéficient également : l’humus améliore leur structure granuleuse, favorise l’aération et empêche le sol de se transformer en boue ou de se compacter fortement après la pluie.

Le moyen le plus simple de développer l’humus consiste à incorporer régulièrement du compost mûr. Le paillage, les engrais verts, les feuilles mortes ou d’autres matières organiques se transforment également peu à peu en humus et améliorent la qualité du sol à long terme. La formation d’humus est donc l’une des mesures les plus durables pour lutter contre la sécheresse dans le jardin – car chaque point de pourcentage supplémentaire d’humus augmente la capacité du sol à assurer l’absorption de l’eau.

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Photo : L’apport régulier de compost favorise la formation d’humus et la capacité de rétention d’eau en cas de sécheresse dans le jardin.

La teneur en humus d’un sol de jardin ne peut pas être augmentée du jour au lendemain. La formation d’humus est un processus à long terme qui peut être favorisé de manière ciblée grâce à quelques mesures simples :

  • Épandre régulièrement du compost : Le compost de jardin mûr est la principale source d’humus dans le jardin. Il apporte de la matière organique, des micro-organismes bénéfiques et des nutriments, et améliore durablement la structure du sol. Dans les potagers et les jardins ornementaux, un paillage fin au printemps suffit généralement.
  • Pailllez le sol tout au long de l’année : les tontes de gazon, les feuilles d’automne, les déchets de taille broyés ou d’autres matières organiques protègent le sol du dessèchement et se transforment progressivement en humus. Parallèlement, ils favorisent la vie du sol et empêchent la prolifération des adventices.
  • Cultiver des légumineuses : les haricots, les pois ou d’autres légumineuses ameublissent le sol grâce à leurs racines et laissent derrière eux une matière organique précieuse après la récolte. Si les résidus végétaux sont laissés sur la plate-bande ou enfouis en surface, ils produisent en outre de l’humus.
  • Laisser les résidus végétaux sur la plate-bande : les résidus de récolte sains, les feuilles tombées ou les déchets de taille broyés n’ont pas besoin d’être éliminés. Ils peuvent rester sur la plate-bande sous forme de paillage ou de compost de surface, où ils se transforment progressivement en humus.
  • Travailler le sol avec ménagement : un bêchage profond détruit les agrégats du sol et perturbe les vers de terre ainsi que d’autres organismes du sol. Il est préférable d’ameublir avec précaution les sols compactés à l’aide d’une fourche à bêcher ou d’une fourche à râtelier.

La formation d’humus fait partie des mesures les plus durables pour lutter contre la sécheresse dans le jardin. Un sol riche en humus absorbe mieux l’eau de pluie, la stocke plus longtemps et la restitue lentement aux racines des plantes pendant les périodes de sécheresse. Parallèlement, il améliore la structure du sol et rend le jardin plus résistant aux fortes pluies et à la chaleur.

Un sol vivant stocke davantage d’eau

L’humus et le paillage ne sont pas les seuls à influencer la capacité de rétention d’eau d’un sol. La vie du sol joue également un rôle déterminant. Des milliards de micro-organismes, ainsi que les vers de terre et les racines des plantes, ameublissent le sol, forment des agrégats stables et créent des cavités dans lesquelles l’eau peut être stockée. Un sol actif reste donc humide plus longtemps et absorbe nettement mieux l’eau de pluie qu’un sol appauvri sur le plan biologique.

Les vers de terre créent des canaux d’eau

Les vers de terre comptent parmi les principaux alliés du sol. En creusant leurs galeries, ils créent des biopores stables à travers lesquels l’eau de pluie et d’arrosage pénètre rapidement dans les couches profondes du sol. Parallèlement, ils ameublissent le sol, améliorent son aération et favorisent la croissance des racines. Leurs excréments, riches en nutriments, produisent en outre des agrégats stables et, par là même, contribuent à la constitution de l’humus.

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Photo : les vers de terre créent des canaux d’écoulement et améliorent ainsi l’absorption et la rétention d’eau du sol.

Les micro-organismes et les champignons stabilisent le sol

Les bactéries, les champignons et autres micro-organismes décomposent les matières organiques et les transforment en humus. Parallèlement, ils produisent des substances mucilagineuses naturelles qui lient entre elles les fines particules du sol et permettent la formation d’agrégats stabilisés. Les champignons mycorhiziens forment en outre des réseaux fongiques très ramifiés qui captent l’eau et les nutriments présents dans le sol et les transmettent aux plantes. La structure du sol reste ainsi durablement meuble et résistante.

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Photo : une vie active dans le sol améliore sa structure et aide à retenir l’eau plus longtemps dans le sol (ici un réseau de racines et de mycorhizes).

Les racines améliorent la structure du sol

Les plantes produisent également activement de la matière organique qui contribue à la santé du sol. Leurs racines ameublissent le sol, créent de fines cavités et améliorent l’aération. Une fois les plantes mortes, ces canaux racinaires subsistent et facilitent la pénétration de l’eau de pluie dans les couches profondes du sol. Parallèlement, les racines mortes fournissent de la matière organique à partir de laquelle se forme un nouvel humus. Une plantation diversifiée permet donc non seulement d’avoir un beau jardin, mais améliore également à long terme la capacité de rétention d’eau du sol.

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Photo : des racines comme celles-ci racines de fraisiers ameublissent le sol, créent des cavités et améliorent ainsi l’absorption et la capacité de rétention d’eau.

Réduire les pertes d’eau

Le paillage protège le sol

Le paillage fait partie des mesures les plus simples et les plus efficaces contre la sécheresse dans le jardin. Cette technique consiste à recouvrir la surface du sol d’une couche de matière organique. Celle-ci protège le sol du rayonnement solaire direct et du vent, ce qui réduit considérablement l’évaporation de l’eau. Des études montrent que les sols paillés perdent environ un tiers d’eau moins que les surfaces non couvertes. Parallèlement, le sol reste plus frais, de sorte que les plantes souffrent moins du stress hydrique, même lors des chaudes journées d’été.

Autre avantage : la couche de paillis amortit la force des gouttes de pluie. Cela empêche la surface du sol de se tasser et la formation d’une croûte dure qui entraverait l’infiltration de l’eau de pluie. Au lieu de s’écouler en surface, une plus grande quantité d’eau pénètre dans le sol et sera ensuite à la disposition des plantes. Parallèlement, le paillage freine la croissance des adventices, qui priveraient davantage les plantes cultivées d’eau.

De nombreux matériaux organiques provenant de votre propre jardin peuvent servir de paillage. Les suivants ont particulièrement fait leurs preuves :

  • l’herbe tondue (à épandre uniquement en fine couche et légèrement séchée)
  • les feuilles d’automne
  • la paille
  • les déchets de taille d’arbustes ou de haies broyés
  • les feuilles de légumes et les restes de récolte sains
  • des copeaux de bois ou du paillage d’écorce, en particulier sous les arbustes

Il est important d’arroser abondamment le sol avant de le pailler ou d’épandre le paillage immédiatement après une pluie vigoureuse. Une couche de paillage préserve l’humidité existante – mais elle ne peut pas réhumidifier un sol sec. L’idéal est une couche d’environ cinq centimètres, que l’on complétera au cours de l’année si nécessaire.

Outre la protection contre le dessèchement, le paillage améliore également le sol à long terme. Les matières organiques sont progressivement décomposées par les vers de terre et les micro-organismes, puis transformées en humus. La capacité de rétention d’eau du sol s’en trouve ainsi renforcée d’année en année. Le paillage protège donc non seulement le sol de la chaleur à court terme, mais produit également à long terme une fertilité et une résistance accrues pour le sol de votre jardin.

N’utilisez le paillis d’écorce qu’à bon escient

Le paillis d’écorce protège efficacement le sol contre le dessèchement et convient particulièrement sous les arbustes ainsi qu’aux plantes qui préfèrent un sol riche en humus et plutôt acide, comme les rhododendrons, les hortensias ou de nombreuses fougères. Comme le paillis d’écorce est principalement composé d’écorce de conifères, il fait baisser le pH du sol au fil du temps et convient donc moins aux plantes calcifiles ou méditerranéennes telles que la lavande, la sauge ou de nombreuses plantes vivaces des steppes.

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Photo : le paillis d’écorce convient aux plantes acidophiles telles que les hortensias.

Un autre inconvénient réside dans la privation d’azote : lorsque les organismes du sol décomposent le paillis d’écorce, ils ont besoin de grandes quantités d’azote et le soustraient temporairement au sol. Les plantes vivaces fraîchement plantées, les légumes et autres cultures nécessitant beaucoup de nutriments peuvent notamment voir leur croissance ralentie ou développer des symptômes de carence.

Si vous utilisez du paillis d’écorce, il convient donc d’épandre en parallèle un engrais riche en azote, par exemple des copeaux de corne ou un engrais organique à libération prolongée à haute teneur en azote (par exemple, Frutilizer® 'Natürlich' en granulés de laine de mouton). Ainsi, tant les organismes du sol que les plantes disposent d’une quantité suffisante d’azote. Pour les plates-bandes de légumes et les parterres de fleurs vivaces, les matériaux de paillage tels que l’herbe tondue, les feuilles mortes ou les déchets de taille broyés constituent souvent un meilleur choix, car ils protègent également le sol du dessèchement, favorisent la formation d’humus et fixent nettement moins d’azote.

Vous trouverez de plus amples informations dans notre article « Le paillage des plantes : avantages et inconvénients ».

Une couverture végétale vivante protège le sol

Dans la nature, le sol n’est que rarement exposé à l’air libre sans protection. Entre les arbres, les arbustes et les plantes vivaces, les feuilles mortes, les herbes ou les plantes couvre-sol recouvrent la surface du sol et le protègent du soleil, du vent et des fortes pluies. Dans le jardin, il est judicieux d’imiter ce principe. La terre nue se réchauffe fortement les jours ensoleillés et perd de grandes quantités d’eau par évaporation. Parallèlement, elle peut plus facilement s’enliser et s’éroder en cas de fortes pluies.

En revanche, une végétation dense permet de maintenir le sol humide nettement plus longtemps. Les feuilles font de l’ombre à la surface du sol, ce qui limite son réchauffement. Parallèlement, elles freinent le vent et réduisent ainsi l’évaporation. De plus, les plantes retiennent une partie des gouttes de pluie, ce qui permet à l’eau de tomber plus doucement sur le sol et d’assurer son infiltration.

Dans le potager, il est possible d’obtenir une couverture du sol durable grâce à une planification judicieuse des plantations. Les cultures à croissance rapide, telles que les salades, peuvent occuper les espaces libres entre les légumes à croissance lente. Après la récolte, les plates-bandes doivent être replantées ou ensemencées le plus rapidement possible afin que le sol ne reste pas nu pendant une longue période. Les résidus de récolte peuvent également servir de couverture protectrice du sol jusqu’à la culture suivante.

Sous les arbustes et dans le jardin d’agrément, les plantes couvre-sol à croissance basse sont particulièrement adaptées. Non seulement elles empêchent les adventices de pousser, mais elles protègent également le sol du dessèchement tout au long de l’année et réduisent les efforts d’entretien. Associée à une couche de paillis et à une forte teneur en humus, une surface de sol recouverte de végétation en permanence fait partie des mesures les plus efficaces contre la sécheresse dans le jardin.

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Photo : les plantes couvre-sol telles que la petite pervenche (Vinca minor) ombragent le sol, réduisent l’évaporation et maintiennent l’humidité plus longtemps dans le sol.

Le binage superficiel réduit l’évaporation

L’ameublissement superficiel de la couche supérieure du sol rompt les capillaires fins – ces minuscules pores par lesquels l’eau remonte des couches profondes vers la surface pour s’y évaporer. Ce processus est appelé « rupture capillaire ».

Après le binage, l’eau reste donc plus longtemps dans le sol, où elle est à la disposition des racines des plantes. Parallèlement, la surface du sol s’ameublit, ce qui permet à l’eau de pluie et à l’eau d’arrosage d’assurer leur infiltration. Autre avantage : les jeunes adventices sont éliminées au passage et ne rivalisent plus avec les plantes cultivées pour l’eau et les nutriments.

Le sarclage en surface est particulièrement efficace après une pluie vigoureuse ou après un arrosage, dès que la surface du sol est légèrement asséchée. Il est important de ne travailler que les deux à trois premiers centimètres du sol. Un sarclage profond ou un bêchage endommagerait les racines de nombreuses plantes et perturberait inutilement la vie du sol.

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Photo : le sarclage superficiel rompt les capillaires du sol et réduit ainsi la perte d’eau par évaporation

L’association du sarclage avec d’autres mesures de lutte contre la sécheresse est particulièrement efficace. Si le sol ameubli est ensuite recouvert d’une couche de paillis, l’humidité est conservée particulièrement longtemps et l’évaporation est encore réduite.

Un arrosage adapté permet d’économiser l’eau

Ce n’est pas seulement la quantité d’eau qui détermine la capacité des plantes à résister à la sécheresse dans le jardin, mais aussi la bonne technique d’arrosage. Arroser au bon moment et en quantité adéquate permet d’économiser l’eau tout en favorisant le développement d’un système racinaire profond. Les plantes deviennent ainsi plus résistantes à la chaleur et aux longues périodes de sécheresse.

Arroser en plusieurs étapes

Après une longue période de sécheresse dans le jardin, le sol devient souvent imperméable à l’eau (hydrophobe). Si vous arrosez alors immédiatement avec de grandes quantités d’eau, une partie de celle-ci s’écoule en surface ou ne s’infiltre qu’à travers quelques fissures du sol. Les racines n’en tirent pratiquement aucun bénéfice.

Il est préférable d’humidifier d’abord légèrement le sol, puis d’attendre environ cinq à dix minutes. Pendant ce temps, la couche supérieure du sol peut à nouveau absorber l’eau. Ce n’est qu’ensuite que vous devriez arroser abondamment. Ainsi, l’eau s’infiltre de manière plus homogène et atteint l’ensemble de la zone racinaire.

Il vaut mieux arroser rarement, mais en profondeur

Arroser quotidiennement de petites quantités d’eau est certes pratique, mais favorise un système racinaire superficiel. Les plantes développent leurs racines principalement dans les couches supérieures du sol, qui s’assèchent particulièrement vite. Elles deviennent ainsi de plus en plus dépendantes d’un arrosage régulier.

Il est nettement préférable d’arroser moins souvent, mais en profondeur. Le sol doit alors être humidifié sur une profondeur de 20 à 30 centimètres si possible. Ainsi, les plantes développent des racines plus profondes et peuvent également puiser l’eau dans les couches de sol plus profondes. Cela vaut non seulement pour les légumes, mais aussi pour les plantes vivaces, les arbres, les arbustes et les pelouses.

Arroser le matin ou le soir ?

En principe, les plantes peuvent être arrosées à tout moment de la journée lorsqu’elles ont besoin d’eau. Le meilleur moment reste toutefois tôt le matin. À cette heure-là, le sol et l’air sont encore frais, ce qui limite l’évaporation et permet aux plantes d’être bien hydratées tout au long de la journée.

L’arrosage en soirée est également possible et constitue une bonne alternative, en particulier lors des journées très chaudes. Les plantes en pot s’assèchent toutefois moins vite que les plates-bandes de jardin lorsque les températures sont élevées ; il convient donc de les surveiller davantage si nécessaire et, le cas échéant, de les arroser également pendant la journée.

Arroser directement au niveau des racines

L’eau doit être versée si possible directement au niveau des racines et non pas sur une grande surface au niveau des feuilles. Elle parvient ainsi exactement là où elle est nécessaire, et les pertes par évaporation sont minimisées. Parallèlement, les feuilles restent plus sèches, ce qui peut réduire le risque de maladies fongiques.

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Photo : un arrosage direct au niveau des racines réduit les pertes par évaporation et maintient les feuilles sèches.

L’arrosage goutte-à-goutte ou l’utilisation d’un tuyau d’arrosage à débit lent s’avèrent particulièrement efficaces. Ces deux méthodes alimentent le sol en eau de manière homogène, sans que de grandes quantités ne s’écoulent en surface ou ne s’évaporent. C’est notamment dans les potagers, les haies ou les grandes plantations que l’on peut ainsi réduire considérablement la consommation d’eau et l’effort d’arrosage.

Choisir des plantes résistantes à la sécheresse

La meilleure mesure contre la sécheresse dans le jardin commence souvent dès le choix des plantes. Les plantes naturellement adaptées aux emplacements ensoleillés et secs ont besoin de nettement moins d’eau une fois établies et supportent bien les longues périodes de sécheresse. En les plantant à l’emplacement approprié, vous économisez non seulement de l’eau d’arrosage, mais vous réduisez également l’effort d’entretien.

Les plantes résistantes à la sécheresse disposent de différentes stratégies pour faire face au manque d’eau. De nombreuses espèces développent des racines profondes et puisent ainsi l’eau dans les couches profondes du sol. D’autres possèdent de petites feuilles coriaces ou recouvertes d’un duvet argenté, ce qui réduit l’évaporation. D’autres encore stockent l’eau dans des feuilles charnues ou des rhizomes. Ces adaptations leur permettent de bien supporter même de longues périodes de chaleur.

De nombreux arbustes sont également étonnamment résistants à la sécheresse. Les roses en sont un bon exemple. Les roses bien implantées développent un système racinaire profondément enraciné, capable de puiser l’eau dans les couches profondes du sol. C’est pourquoi elles supportent souvent bien mieux les périodes de sécheresse que beaucoup ne le pensent. Les roses sauvages, telles que les rosiers rugueux (Rosa rugosa), les roses sauvages (Rosa canina) ou la Rosa pimpinellifolia, ainsi que de nombreuses roses ADR modernes et les hybrides de Rosa persica, sont particulièrement robustes. Il est toutefois essentiel de ne pas favoriser le développement de racines superficielles chez les roses par des arrosages fréquents et superficiels. Un arrosage rare, mais effectué profondément, favorise le développement de racines profondes et augmente leur tolérance à la sécheresse.

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Photo : les rosiers aux racines profondes puisent l’eau dans les couches profondes du sol et supportent ainsi particulièrement bien la sécheresse.

Pour savoir quels rosiers supportent particulièrement bien la chaleur et la sécheresse, consultez l’article du Livre du Jardin « Quels rosiers supportent la sécheresse et la chaleur ? ».

Pour les parterres de fleurs vivaces ensoleillés, on peut notamment citer la lavande, la Perovskia, la chataire (Nepeta), l’anis hysope (Agastache), la Gaura de Lindheimer, la stachys byzantine (Stachys byzantina) ou l’hélianthème (Helianthemum). Bon nombre de ces espèces sont originaires des steppes, des prairies ou du bassin méditerranéen et sont parfaitement adaptées aux étés secs. Vous trouverez un large choix d’espèces robustes pour les emplacements ensoleillés et secs dans notre catégorie «Plantes vivaces pour emplacements secs».

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Photo : les plantes tolérantes à la sécheresse, comme le chardon bleu 'Blaukappe' (Eryngium planum 'Blaukappe'), conviennent particulièrement aux emplacements ensoleillés et secs.

Toutefois, le fait qu’elles supportent la sécheresse ne signifie pas pour autant que ces plantes n’ont absolument pas besoin d’eau. Elles doivent notamment être arrosées régulièrement au cours des premiers mois suivant la plantation, jusqu’à ce qu’elles aient développé un système racinaire fort. Ce n’est qu’ensuite qu’elles peuvent pleinement mettre à profit leurs adaptations naturelles. Même les espèces robustes bénéficient en outre d’un sol riche en humus et d’une couche de paillis qui préserve plus longtemps l’humidité du sol.

Si vous souhaitez adapter votre jardin à long terme à des périodes de sécheresse plus fréquentes, il convient de combiner des plantes présentant des exigences similaires en matière d’emplacement. Vous obtiendrez ainsi des parterres faciles d’entretien, qui restent attrayants même pendant les étés chauds et nécessitent nettement moins d’arrosage.

Erreurs courantes en cas de sécheresse dans le jardin

En prenant les mesures adéquates, il est possible de réduire considérablement la consommation d’eau en cas de sécheresse dans le jardin. À l’inverse, certaines erreurs courantes font que les plantes souffrent plus rapidement de la sécheresse ou entraînent un gaspillage d’eau inutile.

  • Arroser quotidiennement en surface uniquement : de petites quantités d’eau n’humidifient que la couche supérieure du sol. Les plantes développent alors des racines superficielles et deviennent plus vulnérables à la sécheresse. Il vaut mieux arroser moins souvent, mais de manière plus approfondie.
  • Épandre du paillage sur un sol sec : le paillage assure l’humidité existante, mais ne peut pas réhydrater un sol asséché. Arrosez donc d’abord abondamment ou épandez du paillage immédiatement après une averse.
  • Laisser le sol à nu sans protection : la terre nue se réchauffe fortement et perd beaucoup d’eau par évaporation. Le paillage, les plantes couvre-sol ou une végétation dense protègent la surface du sol.
  • Travailler le sol lorsqu’il est humide : Les sols limoneux et argileux, en particulier, se compactent facilement lorsqu’ils sont travaillés à l’état humide. Ne travaillez donc le sol que lorsqu’il est légèrement sec.
  • Arroser selon un calendrier fixe : Ce n’est pas le calendrier qui détermine les besoins en eau, mais l’humidité du sol. Avant d’arroser, vérifiez avec votre doigt si le sol est effectivement sec au niveau des racines.
  • Utiliser trop souvent l’arroseur de pelouse : un arrosage quotidien et de courte durée favorise le développement de racines superficielles. Un arrosage plus rare, mais plus intense, rend la pelouse plus résistante à la sécheresse.
  • Négliger la formation d’humus : à long terme, un sol riche en humus constitue la meilleure protection contre la sécheresse. Il absorbe davantage d’eau, la stocke plus longtemps et alimente les plantes de manière plus régulière.
  • Choisir des plantes inadaptées à l’emplacement : les plantes très exigeantes en eau nécessitent nettement plus d’entretien dans les emplacements ensoleillés et secs. En revanche, les espèces et variétés résistantes à la sécheresse se contentent d’un arrosage nettement moins important.

Aperçu des principales mesures contre la sécheresse dans le jardin

Pour que les plantes résistent bien à la sécheresse dans le jardin, le sol doit absorber et stocker autant d’eau que possible, tout en assurant sa protection contre l’évaporation. Les mesures suivantes ont particulièrement fait leurs preuves dans les jardins privés et se complètent mutuellement :

  • Couvrir le sol en permanence : un paillage composé d’herbe tondue, de paille, de feuilles mortes ou de copeaux de bois assure la protection du sol contre le soleil et le vent, réduit l’évaporation et empêche l’envasement après de fortes pluies.
  • Favoriser la formation d’humus : le compost et d’autres matières organiques améliorent la structure du sol. L’humus agit comme un réservoir d’eau naturel et augmente considérablement la capacité de rétention d’eau du sol.
  • Tenir compte du type de sol : les sols sableux bénéficient d’un apport supplémentaire d’humus et de paillage ; les sols limoneux doivent être protégés contre le compactage et les sols argileux ne doivent être travaillés qu’avec précaution.
  • Arroser correctement : de préférence, arroser rarement, mais abondamment, plutôt que quotidiennement en petites quantités. Ainsi, les plantes développent des racines plus profondes et le sol stocke mieux l’eau.
  • Utiliser l’eau de pluie : les citernes ou réservoirs d’eau de pluie permettent d’économiser l’eau potable et fournissent une eau d’arrosage tempérée et pauvre en calcaire.
  • Recourir à l’irrigation goutte à goutte : elle achemine l’eau directement vers les racines et réduit les pertes par évaporation, en particulier dans les potagers et les haies.
  • Maintenir le sol enherbé en permanence : les plantes couvre-sol et les plantations denses ombragent la surface du sol et le protègent du dessèchement.
  • Choisir des plantes résistantes à la sécheresse : les espèces et variétés robustes ont besoin de moins d’eau et supportent mieux les longues périodes de sécheresse.
  • Créer une protection contre le vent et le soleil : les haies, les plantations denses ou un ombrage ciblé réduisent encore davantage l’évaporation.
  • Contrôler régulièrement l’humidité du sol : n’arrosez pas selon un calendrier fixe, mais basez-vous plutôt sur l’humidité du sol et l’état des plantes.

L’association de plusieurs mesures est la plus efficace. Un sol riche en humus, paillé et recouvert en permanence de végétation absorbe mieux l’eau de pluie, la stocke plus longtemps et assure l’alimentation en humidité des plantes, même pendant de longues périodes de sécheresse dans le jardin.

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  • Catégorie: Irrigation/ Arrosage
  • Catégorie: Sol

Auteur: Reinhard Jank

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