Table des matières
- Résumé
- Thé et maté : deux plantes, un effet stimulant
- Le vrai thé et le maté dans le monde
- Quelles sont les différences entre le maté et le vrai thé sur notre corps ?
- Comparaison des ingrédients – qu'est-ce qui se cache derrière les effets du vrai thé et du maté ?
- Les composants et les effets du vrai thé et du maté
- Les effets du vrai thé (Camellia sinensis)
- Les effets du thé maté (Ilex paraguariensis)
- Cultiver son propre thé dans son jardin, c'est possible !
- La culture du Camellia sinensis – le vrai thé
- La culture de l'Ilex paraguariensis – thé maté
- Période de récolte – quand et comment récolter les feuilles ?
- Thé véritable (Camellia sinensis)
- Thé maté (Ilex paraguariensis)
- Thé frais du jardin : comment un patrimoine culturel millénaire, avec ses rituels et ses techniques de transformation complexes, redevient une boisson simple
- Préparation du thé frais à partir de Camellia sinensis et d'Ilex paraguariensis
- Préparation du maté (à partir d'Ilex paraguariensis)
- Préparation du thé frais à partir de Camellia sinensis
- Notre dégustation – fraîchement cueilli dans le jardin et servi dans la tasse
- Markus Kobelt :
- Johanna Dobrusskin :
- Conclusion : un plaisir vert, directement issu de ton propre arbuste
Résumé
Le maté sud-américain (Ilex paraguariensis) et le vrai thé d'Asie orientale (Camellia sinensis) sont deux plantes contenant de la caféine, d'origines différentes, mais aux effets similaires. Avec un peu d'entretien, les deux peuvent être cultivés dans les jardins d'Europe centrale ou sur le balcon. Les variétés de Camellia sinensis, surtout les variétés Fresh-T® de Lubera sélectionnées pour leur rusticité, peuvent aussi être cultivées en pleine terre et résistent au froid jusqu'à -12 °C. Le maté, dans notre cas la variété “Garden2Cup”, résiste au froid jusqu'à -5 °C (pendant une courte période) et doit plutôt être cultivé en pot, à un endroit frais mais largement à l'abri du gel pendant l'hiver. Ces deux plantes aromatiques sont à feuilles persistantes et souffrent surtout en hiver lorsque le sol est gelé et que les feuilles continuent à évaporer l'eau.
Le Camellia sinensis préfère les emplacements semi-ombragés et doux et donne des thés délicats, légèrement amers, avec plein de possibilités (vert, noir, oolong). Mais nous, on goûte ici le thé frais issu des pousses vertes. Le maté est une plante en pot qui aime la chaleur, qui surprend par son goût épicé et terreux et qui, selon la tradition sud-américaine, peut être infusé plusieurs fois.
Thé et maté : deux plantes, un effet stimulant
Le vrai thé vient d'Asie orientale, le maté d'Amérique du Sud. Ce qu'ils ont en commun : ils contiennent tous les deux de la caféine, ou comme on l'appelle dans le maté, de la matéine. Les effets de ces deux boissons sont similaires : elles réveillent, stimulent et ont une longue tradition dans leurs régions d'origine. Alors que le vrai thé est transformé en d'innombrables variétés (vert, noir, blanc, oolong), le maté reste généralement sous sa forme traditionnelle : séché, grossièrement broyé, infusé et bu dans une calebasse avec une bombilla. Mais on veut essayer les deux types de thé, directement du jardin à la tasse, avec une feuille de moutarde fraîche.
Le vrai thé et le maté dans le monde
Les deux boissons et leurs plantes d'origine (Camellia sinensis pour le vrai thé et Ilex paraguariensis pour le maté) sont maintenant appréciées dans le monde entier, pas seulement pour leur goût, mais aussi pour leurs effets. D'ailleurs, certains spécialistes en sciences culturelles expliquent l'époque moderne, et surtout la révolution industrielle depuis le XVIIIe siècle, en grande partie par l'apparition des boissons stimulantes que sont le thé et le café.
Alors que le thé et le café sont les boissons les plus consommées dans le monde (après et avec l'eau), le maté est surtout une boisson quotidienne en Argentine et dans les pays voisins d'Amérique du Sud, tout comme le café en Europe ou le thé en Angleterre. En Argentine, plus de 90 % de la population boit régulièrement du maté, souvent plusieurs fois par jour. Au Paraguay, le maté froid avec des herbes est aussi super populaire.
La consommation de maté est encore bien moins importante que celle du thé ou du café à l'échelle internationale, mais elle augmente super vite. Le maté est considéré comme « tendance », comme un stimulant naturel, une boisson énergétique naturelle, voire une boisson détox.
Quelles sont les différences entre le maté et le vrai thé sur notre corps ?
Il y a bien une raison pour laquelle nous (beaucoup d'entre nous) buvons régulièrement du café, du thé ou même du maté, même si ces trois boissons sont loin d'être agréables à la première gorgée. Ou avez-vous déjà vu un enfant ne pas grimacer au moment de boire son premier café ou son premier thé (sans sucre ni lait, bien sûr) ? Apparemment, c'est l'habitude et l'effet qui font finalement le plaisir.
Le vrai thé, le maté et le café sont des boissons qui modifient l'état de conscience (on ne parle pas ici de drogues 😉). Comparons leurs effets :
Comparaison des ingrédients – qu'est-ce qui se cache derrière les effets du vrai thé et du maté ?
Penchons-nous d'abord sur les ingrédients, la base chimique de l'effet, que nous comparons dans le tableau ci-dessous :
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Substance
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Thé véritable (Camellia sinensis)
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Maté (Ilex paraguariensis)
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Teneur en caféine |
20–40 mg par tasse de 150 ml (selon la variété et le temps d'infusion) |
30–50 mg par tasse de 150 ml (intensité similaire, mais variable selon le temps d'infusion et la quantité d'eau utilisée) |
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Mode d'action de la caféine |
En combinaison avec la théanine, donc plus doux et plus durable |
Caféine pure (aussi appelée 'matéine'), agit plus rapidement, légèrement stimulante |
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Théanine |
Jusqu’à 20 mg par tasse – effet apaisant, améliore la concentration et l’humeur |
Non présent |
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Tannins / Substances astringentes |
Élevée (10–25 %) – astringente, antioxydante, peut réduire l'absorption du fer |
Moyenne (5–15 %) – moins astringente, effets comparables |
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Polyphénols |
Très élevée – EGCG (épigallocatéchine gallate) dans le thé vert, puissant antioxydant |
Également élevée – surtout l'acide chlorogénique, l'acide caféique et l'acide caféoylquinique. |
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Vitamines |
B1, B2, C, E, K (surtout dans le thé vert) ; diminuées par séchage |
B1, B2, C, E, niacine, acide folique – généralement mieux conservés, car moins transformés |
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Minéraux |
Potassium, fluor, calcium, magnésium |
Potassium, magnésium, fer, zinc, phosphore |
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Saponines |
Non présent |
Présentes – effets anti-inflammatoires, immunostimulants, goût légèrement savonneux |
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Chlorogensäuren |
Très peu présent |
Élevé – antioxydant, influence la glycémie et le métabolisme des graisses |
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Calories (non sucré) |
0–2 kcal par tasse |
0–2 kcal par tasse |
Les composants et les effets du vrai thé et du maté
Les deux boissons et plantes ont des composants similaires, voire identiques, à commencer bien sûr par la caféine, mais aussi par diverses substances amères aux propriétés antioxydantes.
Le vrai thé se distingue surtout par la théanine, qui n'est pas présente dans le maté. La L-théanine, c'est son nom scientifique, est un composé d'acides aminés qui atténue un peu l'effet de la caféine tout en le prolongeant. La théanine améliorerait aussi l'attention et les performances cognitives.
Le maté transmet l'effet de la caféine sans filtre et rapidement, mais de manière nettement moins intense qu'un espresso ou un café. En plus, le maté contient plus de vitamines mieux conservées, et surtout des saponines, qui ne sont pas présentes dans le vrai thé et auxquelles on attribue des propriétés anti-inflammatoires et immunostimulantes.
Les effets du vrai thé (Camellia sinensis)
Effet stimulant lent et équilibré grâce à l'association de la caféine et de la théanine
Favorise la concentration, a un effet antioxydant
Le thé vert, en particulier, est considéré comme bon pour la santé, notamment pour le cœur, les vaisseaux sanguins et la protection cellulaire
- C'est encore plus vrai pour le thé frais à base de feuilles vertes, car celles-ci ne sont pas transformées et donc aucun composant n'est détruit ou dégradé par le séchage, la torréfaction ou la fermentation
Les effets du thé maté (Ilex paraguariensis)
- Stimule plus rapidement, mais aussi plus régulièrement que le café
- Contient des saponines et des acides chlorogéniques qui ne se trouvent pas dans le thé
- Selon des études, favorise le métabolisme des graisses et a des effets potentiellement coupe-faim
- Dans le thé frais issu de feuilles vertes, les composants sont moins altérés ou détruits que dans les feuilles de thé séchées, ce qui rend notamment les vitamines plus disponibles
Cultiver son propre thé dans son jardin, c'est possible !
Chez Lubera, on cultive ces deux plantes aromatiques. Pour le vrai thé, on a sélectionné à partir de graines et de semis provenant de Corée du Sud (d'une zone vallonnée et fraîche) les variétés les plus rustiques, qui supportent des températures allant jusqu'à -12 °C, voire un peu plus à l'ombre. Nos trois variétés originales Lubera portent le nom de leurs caractéristiques distinctives :
- Fresh-T® Teabux (compact)
- Fresh-T® Bloomtea (fleurit très abondamment en automne)
- Fresh-T® Tearoma (arôme le plus intense)
Photo : extrémités des pousses d'un plant de Fresh Tea.
On a utilisé cette dernière variété dans la comparaison présentée ici avec le maté.
Pour le maté, on produit la variété “Garden2Cup” dans notre pépinière.
Photo : extrémités des pousses d'un plant de thé maté « Garden2Cup ».
La culture des deux variétés de thé en Europe centrale est possible sans problème, mais il faut tenir compte de conditions différentes :
La culture du Camellia sinensis – le vrai thé
- Dans notre comparaison, on utilise la variété Fresh-T® Tearoma : robuste, compacte, supporte bien la taille, persistant, avec un arôme excellent
- Emplacement idéal : mi-ombragé à ensoleillé, pas trop sec – l'ombre et la mi-ombre sont préférables, car cette plante à feuilles persistantes peut alors bien hiverner même après avoir été plantée en pleine terre. La photo ci-dessous de notre arbuste Tearoma, coincé entre des rhododendrons, montre un emplacement idéal où un théier peut hiverner à l'extérieur, même dans un climat continental européen.
- Peut être planté en pleine terre à mi-ombre ou dans un climat doux, sinon en pot.
- Rusticité : jusqu'à environ -12 °C, protéger avec un voile ou un tissu d'ombrage dans les endroits exposés.
- Sol : humifère, fortement acide, similaire à celui des rhododendrons (pH 3-4,5).
- Arrosage : régulier, avec une eau peu calcaire
- Conseil : la taille au printemps favorise la ramification et l'apparition de nouvelles pousses
La culture de l'Ilex paraguariensis – thé maté
- Variété « Garden2Cup » : compacte, feuillage dense, idéale pour les jardinières (10-20 L)
- Emplacement idéal : ensoleillé à mi-ombragé, aime la chaleur
- Non rustique – résiste jusqu'à environ -5 °C ; hiverner à l'abri du gel à 5-10 °C (par exemple dans une véranda ou un escalier lumineux)
- Sol : bien drainé, sableux-humifère, pH neutre à légèrement acide – donc possible dans tous les sols de jardin ; ameublir les sols lourds avec du compost et un peu de sable
- Arrosage : maintenir une humidité régulière, mais éviter l'humidité stagnante
- Conseil : fertiliser régulièrement en été pour une croissance vigoureuse
Période de récolte – quand et comment récolter les feuilles ?
Pour les deux types de thé, on récolte les pointes des pousses (thé véritable) et les jeunes pousses (thé maté). Selon la croissance, ça peut se faire plusieurs fois au printemps et pendant la période de végétation.
Cette « taille » par la récolte favorise la ramification, ce qui permet une nouvelle croissance et, finalement, la prochaine récolte. Pendant la période de végétation, en plus de la fertilisation de base au printemps (compost, engrais à libération lente), il est utile d'utiliser toutes les 2 à 3 semaines un engrais liquide (par exemple Frutilizer Instant Bloom, 20 à 30 g pour 10 l d'arrosoir).
La récolte diffère toutefois légèrement, comme le montre le tableau suivant :
Thé véritable (Camellia sinensis)
- On récolte les deux feuilles supérieures plus le bourgeon
- Les pousses ou les parties ligneuses ne sont pas récoltées
- Meilleure période de récolte : de mai à juillet – si la chaleur est suffisante, également au début de l'automne, lorsqu'un nouveau bourgeonnement a lieu
- En automne et à la fin de l'automne, les fleurs peuvent également être récoltées : elles donnent un merveilleux thé aux fleurs à l'arôme très fin
- Les feuilles peuvent être transformées fraîches ou séchées délicatement
Thé maté (Ilex paraguariensis)
- On récolte les feuilles mûres et en partie aussi les jeunes pousses
- On ne récolte pas les fleurs, les fruits, l'écorce ou les branches épaisses
- Plusieurs récoltes par saison sont possibles, dès que l'arbuste a repoussé.
- Les feuilles et les autres parties de la plante peuvent aussi être utilisées fraîches ou séchées dans un endroit aéré.
Thé frais du jardin : comment un patrimoine culturel millénaire, avec ses rituels et ses techniques de transformation complexes, redevient une boisson simple
Au fil des siècles, voire des millénaires, la culture du thé a donné naissance à un riche et passionnant réseau de techniques culturelles autour de la plante, de ses effets et de sa préparation. Cela vaut aussi bien pour le véritable thé de Chine et d'Asie du Sud-Est que pour le maté d'Amérique du Sud, utilisé par les peuples Guarani et Tupi bien avant l'arrivée des Européens.
Les premiers amateurs européens de maté étaient d'ailleurs les jésuites, d'où son ancien surnom de « thé des jésuites ». Il est assez typique que les jésuites aient été les premiers Européens à découvrir le thé, car ils sont connus pour être éveillés, disciplinés et plutôt intellectuels – le maté y est peut-être pour quelque chose...Le maté, tout comme le vrai thé, est encore utilisé aujourd'hui non seulement comme boisson, mais aussi dans des rituels, à des fins médicinales et sociales.
Mais pour la culture dans le jardin, nous aimerions mettre de côté ces couches culturelles qui se superposent. Car qui va profiter à long terme du thé de son propre jardin s'il doit d'abord être transformé, séché, torréfié pendant des jours, puis préparé avec les bons ustensiles, qui ne sont bien sûr pas faciles à trouver ?
On veut retourner à un plaisir simple et authentique, à l'effet original. On veut simplifier le thé et le maté, pas seulement dans la culture dans son propre jardin, mais aussi dans la dégustation et la transformation.
Au final, on revient aux origines de la culture du thé, à ses débuts, quand on a découvert les bienfaits de cette boisson verte et qu'on a commencé à les exploiter.
Pour ça, on se limite à récolter les feuilles des deux types de thé, comme on le ferait dans notre propre jardin. Beaucoup des techniques complexes de fabrication du maté et du vrai thé viennent du fait qu'il fallait que le thé puisse être stocké et transporté, donc aussi adapté à la vente.
Mais quand le thé vient directement de ton jardin dans ta tasse, tout ça n'est pas nécessaire.
Nous versons donc notre thé expérimental destiné à comparer le maté et le vrai thé simplement sur des feuilles fraîches et des récoltes des variétés suivantes :
- Camellia sinensis – Fresh-T® « Tearoma »
- Ilex paraguariensis – « Garden2Cup »
Nous sommes ainsi presque revenus à la légende de l'origine du vrai thé :
Un jour de l'an 2737 avant J.-C., l'empereur Shénnóng faisait bouillir de l'eau dans un chaudron en plein air. Quelques feuilles d'un buisson de Camellia sinensis voisin ont été emportées par le vent et sont tombées dans l'eau bouillante. L'empereur a senti le parfum délicat, a goûté et a immédiatement été séduit par le goût vivifiant et rafraîchissant.
Préparation du thé frais à partir de Camellia sinensis et d'Ilex paraguariensis
C'est super simple : comme le légendaire empereur Shennong l'a fait par hasard, on verse de l'eau chaude sur des feuilles de thé fraîchement cueillies. Y a pas plus simple...
Préparation du maté (à partir d'Ilex paraguariensis)
- Roule les feuilles et les pousses entre tes paumes ou casse-les légèrement pour briser les cellules et libérer les substances actives.
- Hache grossièrement les feuilles.
- Verser de l'eau non bouillante (environ 70-80 °C) dessus.
- Laisser infuser 3 à 10 minutes, selon l'intensité souhaitée (plus l'infusion est longue, plus le goût est amer).
- Selon l'effet recherché et les préférences gustatives, il est possible de répéter l'infusion plusieurs fois.
- Goût : terreux, âpre, légèrement fumé, un peu amer, avec une note verte – agréablement vigoureux.
Préparation du thé frais à partir de Camellia sinensis
- Récolte les feuilles fraîches et les pointes des pousses (de préférence uniquement les pointes végétatives avec 2 à 3 feuilles dépliées), puis roule-les entre tes paumes pour briser autant de cellules que possible
- Hache les feuilles à l'aide d'un couteau
- Verser de l'eau à environ 80-85 °C.
- Laisser infuser environ 5 minutes.
- Une fois refroidie, une infusion de Camellia sinensis laisse développer des qualités supplémentaires et des arômes subtils.
- Saveur : légèrement herbacée, florale, légèrement astringente, avec une fine acidité et de subtiles notes fruitées.
Cette méthode de préparation renonce délibérément à la torréfaction, à la fermentation ou au séchage fastidieux. Elle souligne le caractère naturel et frais des feuilles et est idéale pour une dégustation directe dans votre propre jardin.
Notre dégustation – fraîchement cueilli dans le jardin et servi dans la tasse
Avec Johanna Dobrusskin, j'ai récolté et goûté les thés cultivés dans mon jardin, le vrai thé et le maté à partir de feuilles fraîches. Voici nos impressions :
Markus Kobelt :
« Je suis plutôt du genre café classique. Je bois du thé surtout quand je suis malade. 😉
Mais j'essaie de me concentrer sur l'odeur et le goût quand je goûte les échantillons de thé, comme j'ai appris à le faire avec le vin.
D'abord, la couleur, ce qu'on voit : le maté infusé est nettement plus vert que le vrai thé.
Le thé de jardin issu de la vraie plante de thé est vraiment convaincant : doux, frais, vivifiant, avec une acidité prononcée qui rappelle l'oseille ou peut-être légèrement la rhubarbe.
L'odeur du thé frais est herbacée et verte, puis, en refroidissant, elle développe également des notes florales prononcées.
Le maté, que je ne connaissais pas auparavant, me surprend : vigoureux, presque épicé, fort et agréablement amer (une amertume plus prononcée que celle du vrai thé).
Le vrai thé caresse tes sens, le maté te réveille et te secoue. »
Johanna Dobrusskin :
« Je bois probablement plus de thé que Markus et je connais aussi les effets du maté, qui peuvent souvent être assez forts chez moi.
En tout cas, après avoir dégusté le thé avec Markus, j'ai consciemment renoncé à boire du café ce jour-là.
J'adore faire des expériences dans le jardin et dans la cuisine, et je suis ravi par le thé.
Le maté a une note très particulière, terreuse et forte.
J'ai un peu de mal à décrire son parfum, mais il a quelque chose d'épicé, peut-être des herbes à soupe et, comme Markus l'a suggéré, même de l'herbe à maggi.
Le vrai thé est plutôt délicat et élégant.
Les deux sont très agréables et définitivement à recommander ! »
Conclusion : un plaisir vert, directement issu de ton propre arbuste
Que ce soit dans un pot sur la terrasse ou dans un parterre à mi-ombre, le thé peut aussi être cultivé avec succès en Europe centrale, dans ton jardin.
Si tu as de la patience et que tu aimes t'occuper des plantes, tu seras récompensé par un plaisir tout particulier : ton propre thé.
L'effort en vaut la peine, pour toi-même, pour surprendre tes invités et tes amis, mais aussi pour profiter chaque jour d'un moment de plaisir.
Et le plaisir de déguster du thé est encore plus intéressant et varié si, en plus du vrai thé (les variétés Fresh-T® de Lubera), tu cultives et déguste également du maté. En tout cas, j'ai bien l'intention, à l'avenir, de boire du vrai thé et du maté en plus du café lorsque j'écrirai des articles pour le livre de jardinage...